Société Générale : l'AMF ne sanctionnera pas le 'Mail On Sunday'

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Société Générale : l'AMF ne sanctionnera pas le 'Mail On Sunday'
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Le régulateur rappelle néanmoins à l'ordre le journal...

L'Autorité des Marchés Financiers ne sanctionnera par le quotidien britannique "Mail On Sunday" pour ses allégations sur la Société Générale durant l'été 2011. Le régulateur a fait part hier soir de son intention de ne pas notifier de griefs à la publication, préférant lui "rappeler publiquement les règles à respecter en matière de publication d'information sur les sociétés cotées". Il a pris en compte le fait que le journal avait rectifié rapidement les informations en cause après un échange avec la Société Générale. "Influencer à tort le marché" L'enquête a malgré tout déterminé que l'article diffusé le 7 août 2011 sur la banque française comprenait "des informations concernant la situation financière de la Société Générale qui exagéraient gravement la réalité" qui ont "pu influencer à tort le marché". L'AMF a demandé au 'Mail On Sunday', dans un courrier rendu public, de veiller à l'avenir au respect des règles relatives à la publication d'informations sur des instruments financiers cotés sur des marchés réglementés. Crise de la dette Le 7 août 2011, le 'Mail on Sunday' avait jeté de l'huile sur le feu de la crise de la dette souveraine, en affirmant qu'Unicredit en Italie et la Société Générale en France pourraient nécessiter un sauvetage. "En France, le Président Nicolas Sarkozy doit envisager la possibilité que la seconde banque du pays, la Société Générale, communément baptisée SocGen, est proche du désastre après de lourdes pertes sur des lignes de crédit accordées à la Grèce", écrivait alors l'hebdomadaire sans citer de sources.