SNCF : la polémique enfle autour du contrat accordé à un sous traitant américain

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SNCF : la polémique enfle autour du contrat accordé à un sous traitant américain
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La société a été accusée de porter atteinte "au patriotisme national"...

La SNCF est au centre d'une polémique après avoir (choisi ?) une entreprise américaine pour se doter de terminaux de paiement. Le contrat, d'une valeur de 500.000 euros prévoit le déploiement de 12.000 appareils et le traitement de 1,65 million de transactions par an sur le réseau SNCF, y compris dans les trains. La société se défend d'avoir porté atteinte au "Made in France". Atteinte au 'Made in France' "Je trouve cela particulièrement scandaleux (...) alors qu'il y avait un Français en lice (...) la SNCF doit s'équiper en produits français", a fustigé jeudi sur Europe 1, le Vice-Président du Front National, Florian Philippot. De son côté, la CFDT Cheminots a estimé sur son compte Twitter que le choix fait par la SNCF était "un mauvais signal au 'made in France' et à la protection des données". Emplois en France Retour sur les faits. En février 2010, la SNCF lance un appel d'offres pour doter les contrôleurs SNCF d'une installation intégrée de billettique et de paiement auquel six entreprises ont répondu, à savoir Canon, IER, Zets, PSION, IBM et Nomadvance. Cette dernière, filiale d'ADP basée à Lyon a remporté le contrat en février 2011. Mais c'est Nomadvance qui, à son tour, a lancé un appel d'offres pour sous-traiter une partie de son contrat. Il a été attribué à VeriFone au détriment du Français Ingenico. Dans un communiqué, la SNCF précise que "le site d'exploitation de VeriFone est installé à Aubervilliers (Seine St-Denis) et le site d'ingénierie à Montpellier". "Les emplois de VeriFone France affectés au projet SNCF sont tous basés en France", ajoute-t-elle.