Sans accord, Renault devra trouver une solution

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Sans accord, Renault devra trouver une solution
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La direction a promis aucune fermeture de sites, si un compromis est trouvé...

Les syndicats de Renault accusent la direction de "chantage", dans le cadre des négociations en cours sur l'accord compétitivité. Mardi, la marque au losange a démenti son intention de fermer deux usines ... avant de nuancer son propos. L'accord compétitivité proposé par la direction prévoit notamment la suppression de 7.500 postes d'ici 2016, sans licenciement, avec en contrepartie un gel des salaires en 2013. Par ailleurs, les sites français se verraient affecter au-delà des volumes provenant du plan de gamme renouvelé de Renault, des volumes supplémentaires en provenance des partenaires du groupe, à hauteur de 80.000 véhicules par an d'ici trois ans. Sans accord, des mesures devront être prises "Renault n'a jamais indiqué que 'deux sites' pourraient être fermés en cas de non conclusion des négociations en cours sur la performance de ses sites français", déclarait hier le constructeur dans un communiqué. "L'objet de ces négociations est, en cas d'accord avec les partenaires sociaux, de ne pas fermer de sites et de ne pas licencier", ajoutait-il. Ce mercredi matin, la direction a toutefois un peu durci le ton, indiquant qu'elle ne pourrait rester les bras croisés en cas d'échec des discussions, sans mentionner clairement des fermetures de sites.  "Tout est ouvert, nous serons amenés à étudier toutes les hypothèses possibles, mais pour l'instant il n'y a pas de plan B", a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France de Renault, sur la radio BFM Business. Pression dénoncée par les syndicats De leur côté, les organisations syndicales n'en démord pas et assure que "la fermeture d'un site voire deux" a été évoquée. Elle "participe au chantage que la direction organise pour obtenir les signatures des organisations syndicales (sur cet accord, ndlr)", dénonce la CGT dans un communiqué. Elle rappelle par ailleurs que la direction "ne remet nullement en cause sa stratégie industrielle et de plan de gamme" ou "sa politique d'abandon des métiers de conception, de fabrication".