Salaire: pas de coup de pouce supplémentaire pour le SMIC

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Salaire: pas de coup de pouce supplémentaire pour le SMIC
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C'est confirmé: la revalorisation sera limitée à 1,1%.

C'est désormais confirmé...! Le SMIC sera revalorisé de 1,1% au premier janvier, sans coup de pouce supplémentaire, a annoncé le ministre du Travail, Michel Sapin dans un communiqué paru ce lundi après-midi. Cette réévaluation qui s'en tient donc au seuil légal, "permet d'assurer une progression du pouvoir d'achat des salariés dont les rémunérations sont les plus faibles compte-tenu du niveau de l'inflation (+0.6% sur l'année), tout en préservant l'emploi des moins qualifiés", précise-t-il. 9,53 euros de l'heure Concrètement, le taux horaire du SMIC s'établira désormais à 9,53 euros bruts contre 9,43 euros depuis le 1er janvier 2013, soit 1445.38 euros bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires. Le gouvernement a donc suivi les recommandations du groupe d'experts chargé d'étudier la question. En novembre dernier, il avait suggéré de ne pas donner de coup de pouce supplémentaire, évoquant un co�"t du travail déjà élevé en France. "Il serait peu raisonnable de prendre le risque d'aggraver encore une situation difficile notamment pour les demandeurs d'emploi au niveau du SMIC", pouvait-on notamment y lire. Les syndicats montent au créneau Du côté des syndicats, la grogne monte... "C'est une décision qui nuit au pouvoir d'achat et à la croissance (...) Le SMIC demeure un levier, à la disposition du gouvernement, en terme de salaire minimum mais aussi pour favoriser les dynamiques salariales via les grilles de salaires dans les entreprises", regrette la CGT accusant le gouvernement de reprendre "les thèses patronales". L'organisation réclame toujours un salaire minimum à 1.700 euros. Le leader de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly avait estimé dimanche sur RTL - avant la confirmation - que la revalorisation de 1,1% serait insuffisante, "tout simplement parce qu'il n'y a pas eu de coup de pouce depuis que le gouvernement est en place". Arrivé au pouvoir, François Hollande l'avait augmenté de 2% en juillet, conformément à l'une de ses promesses de campagne.