Rythmes scolaires : les voix se multiplient pour réclamer le report de la réforme

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Rythmes scolaires : les voix se multiplient pour réclamer le report de la réforme
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La réforme doit définitivement s'appliquer l'an prochain.

Un mois après la rentrée des classes, de plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer le report de la réforme des rythmes scolaires...  Pour le moment, seules 4.000 communes de France sur les 24.000 possédant au moins une école ont déjà appliqué le texte qui prévoit le retour à la semaine de 4,5 jours supprimée en 2008. Coup de pouce financier insuffisant Conséquence de la réforme : la journée de classe des élèves de primaire est raccourcie en moyenne de 45 minutes et des activités culturelles ou sportives doivent être mises en place par les communes. Pour aider les collectivités à financer la prise en charge des enfants pendant les heures réaménagées, le gouvernement  a débloqué un fonds spécifique de 250 millions d'euros en 2013. Par ailleurs, une dotation de 50 euros par élève a été versée aux communes ayant déjà mis en place la réforme (45 euros en 2014). Mais pour l'Association des Maires de France, "le volet financier (de la réforme, ndlr) fixant ces aides n'est pas satisfaisant (...) car il laisse à la charge des communes (...) une part très importante du co�"t de la mise en oeuvre de la réforme", écrivait-elle dans une lettre adressée au Premier ministre, le 1er ao�"t dernier. Un courrier laissé sans réponse. Elle réclame donc une rencontre avec Jean-Marc Ayrault afin de remettre à plat les modalités de financement de la réforme. L'opposition demande un report A un an des élections municipales, plusieurs membres de l'opposition ont également demandé au gouvernement de prendre davantage de temps pour mettre la réforme en oeuvre. "Je demande à ce que l'on reporte tout cela d'un an, on va être à six mois des municipales, prenons le temps de faire un travail sérieux", a estimé ce matin sur RMC et BFM Télé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob. "J'ai dit à Vincent Peillon (ministre de l'Education nationale, ndlr) que je demandais qu'il reporte cette réforme" qui "sur le plan financier est intenable sauf à augmenter les impôts locaux", avait expliqué la semaine dernière sur la même antenne, le patron de l'UMP, Jean-François Copé.