Rythmes scolaires : l'ancien ministre de l'Education, Xavier Darcos soutient Vincent Peillon

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Rythmes scolaires : l'ancien ministre de l'Education, Xavier Darcos soutient Vincent Peillon
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Pour Xavier Darcos, il n'est pas dans l'intérêt des enfants de les mêler à une "polémique politique"...

Alors que l'UMP a lancé une pétition pour réclamer le report de la réforme des rythmes scolaires, l'ancien ministre de l'Education, Xavier Darcos a pris ce vendredi la défense de son successeur socialiste Vincent Peillon. "Les gens qui sont aux affaires, quels qu'ils soient, Vincent Peillon comme les autres, ne sont ni méchants ni bêtes, ils cherchent l'intérêt des élèves", a-t-il déclaré ce matin sur i-Télé. "Polémique politique" En poste sous le gouvernement de François Fillon, Xavier Darcos qui siège depuis juin à l'Académie française a estimé qu'il n'était "pas dans l'intérêt des enfants, des jeunes, qu'ils soient saisis dans une polémique politique". La réforme prévoit le retour à la semaine de quatre jours et demi. En outre, la journée de classe des élèves de primaire est raccourcie en moyenne de 45 minutes et des activités culturelles ou sportives doivent être mises en place par les communes. Xavier Darcos a toutefois reconnu que "sa mise en place est d'une complexité sans nom", car d'abord, "il faut des lieux pour le faire, des stades, des équipements, on ne les a pas partout et deuxièmement parce qu'on ne sait pas exactement qui doit le faire et dans quel cadre". Une réforme non financée, selon l'UMP Pour l'opposition, la réforme n'est pas financée, malgré la dotation versée par l'Etat. L'UMP estime que la réforme à "un co�"t total de 600 millions à 700 millions d'euros environ, "qui s'apparente à un transfert déguisé de charges de l'�?tat vers les communes". Un argument également avancé par l'association des maires de France. Mais pour l'Association des Maires de France, "le volet financier (de la réforme, ndlr) fixant ces aides n'est pas satisfaisant (...) car il laisse à la charge des communes (...) une part très importante du co�"t de la mise en oeuvre de la réforme", estime-t-elle. Pour le moment, seules 4.000 communes de France ont mis en place la réforme. Les autres ont choisi d'attendre la rentrée 2014.