Ryanair va faire appel de la décision de Bruxelles sur les aides françaises

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Ryanair va faire appel de la décision de Bruxelles sur les aides françaises
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Bruxelles réclame au transporteur de restituer à la France environ 10 millions d'euros d'aides versées pour favoriser la desserte de trois petits aéroports, mais jugées illégales.

Ryanair va faire appel de la décision de Bruxelles, qui réclame au transporteur de restituer à la France environ 10 millions d'euros. Ces aides avaient été versées par l'Etat pour lui permettre de favoriser la desserte de trois petits aéroports, mais la Commission européenne les juge illégales. Elle estime en effet que le soutien apporté par la France, qui a notamment pris la forme de ristournes contractuelles, a donné des avantages injustes à la compagnie aérienne à bas prix. Dans le détail, Ryanair devra rembourser environ 6,4 millions d'euros d'aides reçues en contrepartie de la desserte de l'aéroport de Nîmes Alès Camargue Cévennes, visées par une plainte déposée par Air France. Pour l'aéroport Pau-Pyrénées, la compagnie irlandaise devra également restituer 2,4 millions d'euros d'aides et 868.000 euros pour l'aéroport d'Angoulême. Pas seulement en France Le groupe irlandais explique ainsi "avoir pris note des décisions de la Commission concernant (c)es aéroports". "Nous allons immédiatement faire appel des décisions concernant Pau, Angoulême et Nîmes où la Commission européenne a suggéré à tort que les accords d'aéroports avec Ryanair n'étaient pas entièrement conformes avec les règles d'aides d'�?tat", écrit le groupe dans un communiqué. Mais la France n'est pas la seule à être concernée : la Commission a également décidé d'approfondir son enquête sur les aéroports de Klagenfurt en Autriche, et Dortmund, Leipzig/Halle et Niederrhein-Weeze en Allemagne, soupçonnés là aussi d'avoir accordé trop d'avantages à Ryanair. Dans une autre décision, la Commission a annoncé la formation d'un recours contre l'Italie qui n'a pas récupéré une aide de 360 millions d'euros incompatible avec les règles encadrant le marché intérieur comme elle le lui avait demandé en 2012.