Retraites : la durée de cotisation continuerait de s'allonger après 2020

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Retraites : la durée de cotisation continuerait de s'allonger après 2020
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Retraites : la durée de cotisation continuerait de s'allonger après 2020

Le projet de loi sur la réforme des retraites sera présenté le 18 septembre en conseil des ministres. En attendant de connaître les arbitrages du gouvernement, plusieurs pistes tiennent la corde, dont celle d'un allongement de la durée de la CSG (cotisation sociale généralisée). "La CSG est une des options, c'est une option qui a sa cohérence, il y a d'autres options sur la table", a admis hier Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales... Mais la piste d'un allongement de la durée de cotisation n'est pas pour autant écartée, pour protéger le système par répartition et prendre en compte l'allongement de la durée de vie. La période "nécessaire pour obtenir une pension sans décote devrait continuer à progresser au-delà de 2020, à peu près au même rythme que ce qui se passe actuellement", écrivent ce mercredi 'Les Echos', citant un conseiller gouvernemental pour qui il s'agit de l'"hypothèse centrale". Au-delà de 2020 Depuis la loi Fillon de 2003, la durée de cotisation augmente d'un trimestre tous les deux ou trois ans. Ainsi, "les assurés qui prennent leur retraite cette année doivent avoir cotisé au moins 41 annuités. On passera à 41 ans et demi pour la génération 1955 et 41 ans et trois trimestres pour les personnes nées en 1958, qui partiront à la retraite en 2020", détaille le quotidien. Cette piste a été évoquée par Michel Sapin mardi sur France Info : "Il faut adapter la durée de cotisation, c'est une des options qui est sur la table, elle est évidente, elle est très partagée par beaucoup", a-t-il déclaré. Avant la présentation du texte en Conseil des ministres, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, doit rencontrer les partenaires sociaux les 26 et 27 ao�"t pour leur présenter les options retenues par le gouvernement. Cette nouvelle réforme des retraites doit combler d'ici à 2020 un besoin de financement estimé à 7,5 milliards d'euros pour le seul régime général...