Renault confirme la signature d'un accord pour entrer en Chine

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Renault confirme la signature d'un accord pour entrer en Chine
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Le Salon de l'automobile de Pékin est l'occasion pour Renault de préciser ses projets dans le pays...

Le Salon de l'automobile de Pékin est l'occasion pour Renault de préciser ses projets dans le pays... Le constructeur français a ainsi confirmé hier avoir signé, fin mars, un protocole d'accord avec le constructeur chinois Dongfeng, déjà partenaire de Nissan, l'allié japonais de Renault. Le groupe français espère obtenir cette année l'accord définitif de Dongfeng, puis celui des autorités chinoises, pour un début de production entre 2014 et 2016. Hier au Salon de Pékin, le directeur de Renault Chine, Robert Chan, a évoqué un délai possible d'"un an, voire de deux ans", pour atteindre un consensus entre les partenaires et obtenir l'accord du gouvernement, qui se montre de plus en plus tatillon en matière d'investissements étrangers dans le secteur automobile. A terme, la nouvelle usine devrait atteindre une capacité de production de 200.000 à 300.000 voitures, et serait sans doute construite à Wuhan (centre), où Nissan produit déjà dans le cadre d'une joint venture avec Dongfeng... Sur ce site, Renault pourrait produire dans un premier temps le 4X4 Koleos et la grande berline 'Talisman', qu'il vient de présenter au Salon de Pékin, ainsi que des voitures compactes. Le groupe prévoit aussi de fabriquer des véhicules électriques, dans le cadre d'un programme gouvernemental qui vise à développer ce type de véhicules en Chine. D'ici-là, Renault, qui n'a vendu que 24.1000 véhicules en Chine l'an dernier, espère atteindre les 37.000 unités en 2012 grâce au lancement en juin de la 'Talisman', importée depuis la Corée, où elle est fabriquée par sa société commune avec Samsung Motors. Malgré la proximité géographique de la Corée, les taxes d'importations rendent en effet indispensables une fabrication en Chine afin d'atteindre des volumes et une rentabilité significatifs. Certains analystes estiment d'ailleurs que l'arrivée de Renault en Chine est trop tardive, dans un marché très concurrentiel et alors que Pékin a manifesté sa volonté de favoriser désormais les marques chinoises. Par comparaison, Nissan, qui est présent en Chine depuis 2003, a vendu l'an dernier 1,25 million de véhicules sur le marché chinois, qui a atteint environ 18 millions de véhicules (dont 14,4 millions de voitures individuelles) en 2011.