Renault a finalement bien résisté à l'environnement du premier semestre

  • A
  • A
Renault a finalement bien résisté à l'environnement du premier semestre
Partagez sur :

Le constructeur confirme qu'il devrait atteindre en 2011 des volumes de ventes et un chiffre d'affaires supérieurs à 2010...

Renault se place en tête du CAC40 ce matin dans un marché qui accueille avec force les publications du jour. Le titre reprend 4,1% à 37,3 euros après avoir reculé de 6% depuis lundi. Les résultats semestriels de Renault dépassent les attentes des analystes, avec un résultat opérationnel en légère hausse permettant de maintenir une marge de 3,6%, et un résultat net de 1,2 milliard d'euros, dopé par les contributions de Nissan, AB Volvo et AvtoVAZ (557 millions d'euros pour les trois participations). A l'instar de PSA, Renault a pourtant dû faire face à une forte inflation des matières premières sur le semestre, 313 millions d'euros, efficacement compensée comme chez son concurrent par le plan d'économies (à hauteur de 279 millions d'euros pour Renault). La "distorsion" du mix/prix n'est évaluée qu'à -91 millions d'euros dans un marché européen compétitif et où Renault a particulièrement souffert de contraintes d'approvisionnement. L'impact négatif du tsunami au Japon sur la marge opérationnelle du groupe au premier semestre est estimé à 150 millions d'euros, montant similaire communiqué par le concurrent PSA. Renault prévoit un impact supplémentaire de 50 millions d'euros au deuxième semestre (100 millions d'euros prévu par PSA). Renault confirme qu'il devrait atteindre en 2011 des volumes de ventes et un chiffre d'affaires supérieurs à 2010 et s'en tient à son objectif initial d'un free cash flow opérationnel de l'Automobile supérieur à 500 millions d'euros. Ce Free cash flow opérationnel de l'Automobile est déjà positif à 121 millions d'euros au premier semestre. Le constructeur précise que les contraintes conjoncturelles d'approvisionnement devraient s'atténuer progressivement au second semestre permettant, dès septembre, une forte reprise de la production.