Réforme des retraites: le contre-projet de l'UMP

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Réforme des retraites: le contre-projet de l'UMP
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Le parti de l'opposition plaide pour un report de l'âge légal de départ à 65 ans d'ici 2020 et se prononce contre une hausse de la CSG pour financer le déficit du régime général.

Alors que le gouvernement doit dévoiler son projet de réforme des retraites à la fin de l'été, l'UMP se met en ordre de bataille. Le parti de l'opposition diffusera son contre-projet auprès des militants et des organisations patronales et syndicales en septembre, avant de tenir une convention le 1er octobre prochain, a confié le député Hervé Mariton, en charge du dossier, sur RMC et dans une interview accordée à 'La Tribune.fr'. Repousser l'âge de départ à 65 ans d'ici 2020 Si le gouvernement a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne reculerait pas l'âge de départ à la retraite mais qu'il allongerait la durée de cotisation, l'UMP souhaite actionner ces deux leviers "temps". Il prône pour un report du premier paramètre de 62 à 65 ans d'ici 2020 et du second de 41,5 à 44 ans sur cette même période, explique Hervé Mariton. Selon lui, ces deux mesures combinées permettraient de combler le déficit du régime général d'ici sept ans, soit sept milliards d'euros. L'UMP contre une hausse de la CSG Parmi les mesures de financement à l'étude, figure la piste d'une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Elle est "une option qui assurément à une forte cohérence. Elle permet de financer les régimes sociaux (...) de manière très claire, mais il y a d'autres pistes envisageables, les décisions ne sont pas arrêtées", a récemment déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. La hausse des cotisations sociales est aussi à l'étude, mais le Medef a mis en garde le gouvernement contre une option anti-compétitivité. De son côté, Hervé Mariton balaie d'un revers de main ces deux suggestions. "Quand le gouvernement pense que la réforme des retraites, c'est augmenter la CSG, c'est augmenter les prélèvements sur les entreprises (...) cela nous ne le voulons pas car nous ne voulons pas (...) baisser le pouvoir d'achat des Français, qu'ils soient actifs ou retraités", a-t-il martelé ce jeudi matin sur RMC. Pas de désindexation des retraites Concernant les retraités, le député a été clair : il n'est pas question de les mettre à contribution. Le rapport Moreau remis au gouvernement au mois de juin et qui doit lui servir de base de travail, suggère une sous-indexation exceptionnelle des pensions du régime général comme celle mise en oeuvre par les complémentaires AGIRC-ARRCO, en mars dernier. "Quand vous vous engagez sur le terrain de la désindexation, il y des comportements avec moins de consommation et d'épargne", a prévenu Hervé Mariton sur RMC. Quid du volet pénibilité En revanche, le projet de l'UMP ne prévoit pas de mesures supplémentaires pour les retraités ayant été exposés à la pénibilité. "Nous nous en tenons donc aux décisions arrêtées sous la précédente législature: dispositifs des carrières longues et possibilité de partir plus tôt en cas d'invalidité reconnue d'au moins 10%", souligne le député dans les colonnes de 'La Tribune.fr'. Marisol Touraine a confirmé le 1er ao�"t dernier que la réforme comprendrait la mise en place d'un "compte-pénibilité".