Rebsamen veut croire que les patrons viendront à la conférence sociale

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Rebsamen veut croire que les patrons viendront à la conférence sociale
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Le ministre du Travail appelle les frondeurs à "jouer le jeu" du dialogue.

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a réagi mardi sur France Culture à la fronde des patrons qui menacent de boycotter la conférence sociale des 7 et 8 juillet. "Il y a le sentiment, qui peut être justifié, auprès d'un certain nombre de parlementaires socialistes que malgré tout ce qui est fait pour redonner des marges aux entreprises, le patronat, dans sa forme de représentation, a du mal à jouer le jeu", a-t-il déclaré. "Il y a le sentiment qu'on fait les efforts pour les entreprises dans notre pays mais (...) elles ne nous le rendent pas vraiment. On peut attendre qu'elles fassent aussi les efforts pour participer un peu plus à cet effort de redressement pour l'emploi, pour l'investissement", a-t-il insisté. En première ligne dans la contestation, le patron du Medef a réitéré lundi matin ses menaces de "boycott" de la conférence sociale. "Je pourrai ne pas (y) aller", a martelé sur Europe 1, Pierre Gattaz. Sa présence dépendra de trois éléments : "Il nous faut cette semaine la double trajectoire à trois ans de la baisse de la fiscalité et de la baisse du co�"t du travail (...), il faut impérativement régler le problème du compte-pénibilité qui ne peut pas être instauré au 1er janvier 2015 (...), et nous réclamons un moratoire d'un an sur les autres lois", a-t-il expliqué. "Ca nous complique énormément la donne" La conférence sociale est pourtant contestée par une partie de la majorité, qui réclame au gouvernement davantage pour les ménages et moins pour les entreprises. "On met en place une politique qui n'est pas traditionnelle chez les socialistes, la politique de l'offre, c'est pas gagné en général, c'est presque un changement de culture chez les socialistes, ça provoque des résistances", a commenté François Rebsamen. "Mais si de l'autre côté le patronat, sa représentation, ne joue pas le jeu, traîne des pieds, dit qu'ils n'ont rien, qu'ils n'ont pas assez, ça nous complique énormément la donne et ça ne facilite pas le développement économique du pays au sens large." François Rebsamen croit à la présence des patrons les 7 et 8 juillet. "Je pense qu'ils vont venir", a-t-il déclaré. "Je ne vois pas l'intérêt qu'ils auraient à boycotter cette conférence parce qu'il y a du coté des organisations syndicales qui ont signé des accords avec le patronat une forte attente." Celle-ci est notamment forte du côté de la CFDT, centrale réformatrice et encline à négocier, dont le secrétaire général Laurent Berger juge "hors de propos et injustifiable" la menace de boycottage, dans un entretien paru mardi dans 'Libération'.