Ralentissement pour les défaillances de PME au 1er trimestre

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Ralentissement pour les défaillances de PME au 1er trimestre
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Tandis que les petites entreprises "payent un lourd tribut", selon le baromètre du cabinet Altarès...

C'est un signal positif pour l'économie... Selon le baromètre du cabinet Altares, le nombre de PME de plus de 50 salariés qui ont fait faillite sur les trois premiers mois de 2014 est au plus bas depuis la crise, avec une baisse de 28%. Au total, 113 ont annoncé une défaillance au 1er trimestre, contre 189 à la même période en 2009. Cela représente un millier d'emplois préservés, même si les données de début 2014 mettent encore en danger 62.800 emplois. +14% pour les micro-entreprises La situation est beaucoup plus compliquée pour les micro-entreprises, avec des défaillances en hausse de 14% début 2014. "Sur les trois premiers mois de l'année, 7.000 entrepreneurs sans salarié ont été contraints de déposer le bilan. La plupart d'entre eux se sont présentés devant le tribunal dans une situation financière à ce point fragile que 80% ont été immédiatement liquidés. Les structures anciennes enregistrent les dégradations les plus sévères sur ce début d'année", écrit Altares. Toutes entreprises confondues, sur le premier trimestre, les chiffres restent donc mauvais, avec 16.446 entreprises en cessation de paiement au premier trimestre, comme en 2009, ce qui représente, selon Altares, 62.800 emplois directement menacés. Dans le détail, 11.669 d'entre elles ont fait l'objet d'une liquidation judiciaire directe, soit une progression de 3,7%, et 4.777 d'un redressement judiciaire (+2,9%). "Sur 12 mois glissants, le cap des 62.500 cessations de paiement franchi en janvier 2010 est désormais tout proche (62.400)", selon cette étude. Le bâtiment toujours en 1ère ligne L'industrie manufacturière s'en sort bien, avec 729 cessations de paiement sur les trois premiers mois (-6,9%), et au passage "le secteur enregistre son meilleur chiffre (hors période estivale) depuis la crise", écrit Altares, précisant que la plupart des activités industrielles profitent de la reprise. A l'inverse, le bâtiment concentre toujours une défaillance sur quatre, avec pour le 1er trimestre 2014 un total de 4.180 dépôts de bilan, soit une hausse de 2,3%. "Les métiers plus proches du consommateur sont tous dans le rouge. Les cessations de paiement augmentent ainsi de 3,5 % dans les services aux particuliers, particulièrement  chez les coiffeurs (+13,1%), notent les auteurs de ce bilan. Ces premiers mois auront aussi été particulièrement difficiles pour les activités financières et d'assurance ne sont pas épargnées, avec des défaillances en hausse de 38,6%, en particulier les fonds de placement (+ 50%) ou les agents et courtiers d'assurances (+ 42%).