Publicis justifie le bonus de son patron, Maurice Lévy

  • A
  • A
Publicis justifie le bonus de son patron, Maurice Lévy
Partagez sur :

"Les décisions sont fondées, responsables et conçues dans l'intérêt du Groupe, de ses salariés et de ses actionnaires"...

En réponse aux dernières polémiques qui ont marqué les annonces de bonus attribué à Maurice Levy, le Conseil de Surveillance de Publicis a estimé que les décisions prises sur la rémunération du Président du Directoire "sont fondées, responsables et conçues dans l'intérêt du Groupe, de ses salariés et de ses actionnaires". Le Conseil rappelle ainsi les apports historiques de Maurice Lévy au groupe de publicité et de médias : "Engagé depuis 40 ans dans le développement de Publicis, d'abord aux côtés de son fondateur, Marcel Bleustein-Blanchet, disparu en 1996, Maurice Lévy est l'artisan de l'extraordinaire expansion du Groupe. Alors qu'en 2003 le Groupe restructurait son capital et amorçait sa grande mutation, le Conseil de Surveillance a souhaité que Maurice Lévy reste à la tête du Groupe pendant une longue période afin de mener à bien la transformation de Publicis". Le Conseil avait alors mis en place un mode de rémunération avec une forte part variable répondant à deux objectifs : réaliser une surperformance par rapport à la concurrence et s'attacher la présence de Maurice Lévy pendant les 9 années à suivre, en différant le versement d'une partie de cette rémunération variable à la fin de cette période. "Cette part variable repose non seulement sur des objectifs quantitatifs et vérifiés mais également, pour la partie la plus importante -condition beaucoup plus contraignante-, sur la comparaison avec ses principaux concurrents mondiaux : WPP, Omnicom et Interpublic. Ces exigences s'appliquent aux deux critères qui font le succès d'une entreprise : sa croissance organique et sa profitabilité" indique le Conseil de Surveillance. Le Conseil rappelle encore : "La rémunération de Maurice Lévy a toujours fait l'objet d'une communication régulière aux actionnaires et au marché, en toute transparence. Les clauses correspondantes figurent dans le document de référence depuis 2005. Soumises au vote de l'Assemblée Générale des actionnaires en 2008, ces clauses ont été adoptées à 78,95% et 99,85% des votes". Le Conseil de Surveillance, où siège depuis toujours un membre du personnel, tient également à rappeler que : "Maurice Lévy ne bénéficie d'aucune retraite supplémentaire dite retraite chapeau et qu'il n'a participé à aucune des discussions du Conseil ou du Comité de rémunération à son sujet". Enfin, le Conseil rappelle la "remarquable expansion du groupe", dont la capitalisation a été multipliée par 20 en 15 ans. La croissance de Publicis, qui est passé du 14ème au 3ème rang mondial, est due "pour une large part à la créativité, l'esprit d'initiative et au travail inlassable de Maurice Lévy à la tête des collaborateurs de Publicis". "Le Conseil de Surveillance tient à remercier Maurice Lévy de son engagement total pour Publicis depuis plus de 40 années et à lui renouveler son absolu soutien et sa confiance".