Pour Montebourg, les efforts demandés aux salariés de Renault sont "modérés"

  • A
  • A
Pour Montebourg, les efforts demandés aux salariés de Renault sont "modérés"
Partagez sur :

"J'invite les partenaires sociaux à s'emparer de toutes les possibilités de cet accord", déclare le ministre dans la presse ce matin...

Arnaud Montebourg calme le jeu avec Renault dans le dossier des négociations sur la compétitivité des usines françaises du constructeur automobile. Dans une interview accordée ce matin à 'La Voix du Nord' et 'Paris Normandie', le ministre du Redressement productif juge "modérés" les efforts demandés aux salariés par la direction du groupe, alors que certains le jugent inacceptable. "Quelle est la nature des efforts demandés ? Le gel des salaires pendant un an, puis la reprise, en 2014 et 2015, des hausses des salaires limitées à l'inflation, plus des primes d'intéressement selon les résultats de l'entreprise. Ce sont des propositions qui peuvent être discutées mais qui me paraissent être, par rapport aux risques que court l'industrie française et européenne, des efforts modérés", déclare Arnaud Montebourg, appelant implicitement les salariés à accepter ces conditions. "S'emparer de toutes les possibilités de cet accord" Le ministre ajoute que "Renault demande la mise à niveau des 35 heures, soit une augmentation du temps de travail de 6% pour tous les salariés qui sont sous les 35 heures. Ce qui me paraît être, là encore, une demande modérée par rapport aux risques de pertes d'emploi que connaît toute la filière". Il évoque ainsi les entreprises sous-traitantes "qui, aujourd'hui, sont en dehors de toutes ces possibilités. Et là, ce sont des fermetures". "J'invite les partenaires sociaux à s'emparer de toutes les possibilités de cet accord pour négocier des contreparties sérieuses, des éléments de protection supplémentaires, par rapport aux efforts demandés", déclare le ministre. Il souligne toutefois que Renault doit impérativement réinvestir en France et que l'Etat sera sur ce point "inflexible".