Pour Jean-Pierre Jouyet, la BPI n'est pas un outil pour "canards boîteux"

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Pour Jean-Pierre Jouyet, la BPI n'est pas un outil pour "canards boîteux"
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Alors que les détracteurs évoquent un organisme "préhistorique"...

"La BPI aura vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux"... A peine nommé président de la banque publique d'investissement, Jean-Pierre Jouyet a tenu a faire taire les critiques qui se multiplient contre le nouvel organisme destiné à aider au financement des PME françaises sur Europe1... "La BPI aura vocation essentiellement à financer des PME et des entreprises de taille intermédiaire", a-t-il ajouté, faisant allusion aux difficultés traversées par certaines grandes entreprises comme PSA. "Nous financerons les bons projets, au service du développement durable, de la transition énergétique, du numérique..." a-t-il détaillé. "La BPI, c'est préhistorique" Proche de François Hollande, le numéro un de la Caisse des dépôts, à laquelle la BPI sera adossée, s'est engagé à être "indépendant, à être au service du développement des PME, des entrepreneurs dont nous avons besoin pour combler le manque de croissance" dont souffre l'économie française". La BPI, qui devrait débuter son activité en janvier 2013, fait l'objet de nombreuses critiques. Jean-Louis Borloo fait partie des derniers en date. Pour l'ancien ministre, "la BPI, c'est préhistorique. Cela fait partie des fausses bonnes idées. On prend deux trucs qui n'existent pas - l'un qui finance l'actionnariat et l'autre les entreprises - et on va les mélanger". Sur la chaîne Public Sénat, il a même estimé qu'il s'agissait "d'un conflit d'intérêts total, avec prise d'otage complète parce que vous êtes actionnaire mais vous êtes aussi prêteur, alors ça va pas."