Pour Arnaud Montebourg, le plan de Renault ne franchit pas "de ligne rouge"

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Pour Arnaud Montebourg, le plan de Renault ne franchit pas "de ligne rouge"
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Le constructeur ne compte pas fermer d'usines et ne prévoit pas de licenciement, seulement des départs naturels et retraites anticipées.

Aux yeux d'Arnaud Montebourg, les suppressions de postes annoncées mardi par Renault, n'ont rien à voir avec le plan de restructuration de PSA qui prévoit notamment la fermeture d'Aulnay. "Il n'y a pas pour nous un certain nombre de lignes rouges qui ont été franchies", a estimé le ministre du Redressement productif, à la sortie du Conseil des ministres. Les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille... Pas de licenciement La marque au losange n'a pas prévu de plan social ni de licenciement. "La première ligne rouge est respectée", a déclaré Arnaud Montebourg, ajoutant  : "pas de fermeture d'usines, pas de fermetures de sites, la deuxième ligne rouge est respectée". Le constructeur a indiqué mardi son intention de supprimer 7.500 postes en France d'ici 2016, soit 14% des effectifs français. Renault compte notamment sur 5.700 départs naturels. Parallèlement, le groupe s'est engagé à ne pas fermer de site en France, si un accord est conclu avec les syndicats. La prochaine séance de négociations est programmée pour le 22 janvier. La grogne monte du côté des syndicats Pour les organisations syndicales, il pourrait y avoir davantage de suppressions de postes. D'après la CGT, au total, 8.260 seraient menacés au cours des trois prochaines années, le chiffre de 7.500 annoncé, prenant en compte les embauches envisagées par le groupe sur la période. "L'objectif de la direction est de produire autant avec au moins", dénonce la CGT, qui rappelle que, selon les prévisions de Renault, la production devrait remonter à 636.000 véhicules en France en 2016, soit l'équivalent de celle enregistrée en 2011, avec des effectifs en baisse de 22% dans l'activité carosserie/mécanique, notamment.