Politiques et syndicats dénoncent la persévérance de Manuel Valls

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Politiques et syndicats dénoncent la persévérance de Manuel Valls
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Le Premier ministre ne compte pas changer de politique malgré une croissance atone...

Une rentrée sous haute tension... Le gouvernement ne compte pas changer de cap politique, malgré une croissance atone dans le pays. "Hors de question", a déclaré le Premier ministre, Manuel Valls dans une interview accordée ce week-end au 'Journal du Dimanche'. "La politique que le président de la République a décidé de mettre en oeuvre nécessite du temps pour produire des résultats", explique-t-il au quotidien. Pourtant, avec une prévision de croissance divisée par deux cette année - à 0,5% - l'exécutif ne parviendra pas à ramener son déficit à 3,8% du PIB comme initialement prévu. Le ministre des Finances, Michel Sapin a reconnu qu'il se situerait au dessus des 4%. Paris souhaite demander davantage de temps à la Commission européenne, compte tenu des réformes qu'elle a engagées, en particulier avec le Pacte de responsabilité. Les Français pas convaincus Un discours loin de rassuré les Français. D'après un sondage Ifop pour le 'JDD', 82% d'entre-eux ne font pas confiance au gouvernement pour réduire le déficit, 84% pensent qu'il ne parviendra pas à relancer la croissance et 85% estiment qu'il n'est pas à la hauteur pour lutter contre la hausse du chômage. Syndicats et politique réclament un changement de politique. "Ce qui a été entrepris ne marche pas. Il faut savoir rectifier", a déclaré dimanche, le leader de FO, Jean-Claude Mailly sur Europe 1."Tout le monde peut se tromper, mais seulement le fou persiste dans l'erreur", estime de son côté l'ancienne ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot sur son compte Twitter. "La proposition de Manuel Valls aux Français : ne rien changer, continuer à s'écraser", renchérit la maire UMP du 7ème arrondissement de Paris, Rachida Dati. "Alors que les Français voient le mur arriver, Manuel Valls affiche sa détermination à nous mener droit dedans", ajoute le Président UMP du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti.