Polémique sur la sous-traitance informatique de la SNCF

  • A
  • A
Polémique sur la sous-traitance informatique de la SNCF
Partagez sur :

Le groupe a changé de prestataires, mais certaines fonctions seront assurées hors de France, regrette un syndicaliste...

La SNCF n'est pas en train de délocaliser ses centres d'appels hors de France, a-t-elle annoncé dans un communiqué en réponse à un article du 'Parisien' dans lequel un représentant syndical évoquait la suppression de 260 emplois de sous-traitants et 45 postes de cheminots non-remplacés dans l'informatique du groupe. Le groupe public a précisé qu'il "ne délocalise aucun emploi" et que "tous les centres d'appels téléphoniques sont bien situés en France". En revanche, la SNCF a concédé que les appels d'offres finalisés en 2012 ont conduit à sélectionner des prestataires qui vont localiser 250 emplois hors de France, mais que "la loi européenne ne permet... pas d'exprimer une préférence nationale en matière d'appels d'offres". Elle précise que 90 emplois sont localisés au Maroc depuis 10 ans, un pays devenu "partenaire stratégique de la France dans le domaine ferroviaire" via ses projets de TGV Tanger Kenitra ou de projet de Tramway de Casablanca, qui "génèrent à leur tour de très nombreux emplois industriels en France". En outre, la SNCF précise que 150 emplois sont localisés dans l'Union Européenne, pour lesquels le groupe "a engagé des discussions avec ses fournisseurs, dans le cadre de sa gestion contractuelle, sur les conditions de leur localisation". 'Le Parisien' indiquait ce matin que le contrat de surveillance du fonctionnement des logiciels de la SNCF avait été remporté par IBM aux dépens de Steria, le groupe américain utilisant des ressources basées en Europe de l'Est, contrairement à la SSII française qui opérait depuis les locaux de l'opérateur ferroviaire. En outre, l'informatique du service des ressources humaines a été remportée par une filiale espagnole de la SSII Sopra.