Plusieurs milliers de manifestants protestent contre l'accord sur l'emploi

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Plusieurs milliers de manifestants protestent contre l'accord sur l'emploi
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Des dizaines de milliers de manifestants sont réunis à Paris...

Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue ce mardi pour protester contre l'accord sur l'emploi conclu au mois de janvier par les organisations patronales et trois syndicats de salariés, la CFDT, la CFTC et CGC. La manifestation parisienne a démarré en début d'après-midi en direction de l'Assemblée nationale... Un mouvement à l'appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires, qui ont refusé de signer ce texte. D'autres cortèges s'étaient formés plus tôt dans la matinée dans de grandes villes de France : les manifestants étaient 5.000 à Toulouse selon les organisateurs, et 1.600 pour la police, 25.000 à Marseille (4.000 selon la police) et entre 2.300 et 7.000 à Marseille, selon les sources. Tous se sont mobilisés contre "l'accord scélérat du 11 janvier", ou encore "la casse du code du travail". "Réunir nos forces" L'occasion donc pour les frères ennemis de la CGT et de FO de défiler ensemble : "Dès lors que nous considérons (...) que l'enjeu est beaucoup plus important que toutes les différences qu'on peut avoir, il était nécessaire de réunir nos forces", a estimé Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT au micro de France Inter ce matin. Des propos partagés par son homologue de FO Jean-Claude Mailly. "Quand on est d'accord, on ne se pose pas de question, on est ensemble, on se bagarre ensemble", a-t-il renchéri sur la même antenne. Le Front de Gauche et les syndicats de la fonction publique FSU et solidaires se sont associés au mouvement. L'accord du 11 janvier vise à renforcer la sécurisation des parcours professionnels en échange d'une plus grande souplesse de gestion accordée aux entreprises. "Le texte est déjà obligé d'être rectifié parce qu'il n'est pas conforme au code du travail et à certaines conventions internationales", a estimé Jean-Claude Mailly. Le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, juge pour sa part ce texte "dangereux, régressif et anti-social".