Plus d'un chômeur sur trois aurait subi des discriminations à l'embauche

  • A
  • A
Plus d'un chômeur sur trois aurait subi des discriminations à l'embauche
Partagez sur :

Selon un sondage commandé par le Défenseur des droits...

�?ge, physique, couleur de peau, situation géographique... En France, 37% des chômeurs disent avoir déjà victimes, personnellement, d'une discrimination à l'embauche, selon un sondage Ifop commandé par le Défenseur des droits. Plus généralement, les chômeurs sont 87% à estimer que ce type de comportement, de la part de l'employeur, est fréquent. Avoir des enfants �?tre enceinte est le critère jugé le plus gênant, par 89% des personnes interrogées, qui estiment qu'il s'agit plutôt d'un inconvénient. "Le fait d'avoir des enfants, perçu comme un inconvénient par une courte majorité de personnes, est dans le détail davantage vécu comme tel par les femmes (64%) que par les hommes (45%)", précise l'Ifop. A noter que le fait d'être une femme est "assimilé à un désavantage pour être embauché par 46% des femmes, et par seulement 38% des hommes". L'âge est un autre critère très fréquemment cité, puisque le fait d'être âgé de plus de 55 ans est considéré comme un inconvénient par 88% des sondés. A l'inverse, avoir moins de 26 ans est la caractéristique jugée la moins discriminante pour trouver du travail, puisque 35% le perçoivent comme un inconvénient, contre 36% qui y voient un avantage. Pourtant, le premiers intéressés, les plus jeunes, estiment à 51% qu'avoir moins de 26 ans constitue un handicap. Obésité et handicap Les critères physiques font aussi partie des éléments les plus cités, avec 79% de répondants qui affirment qu'être une personne obèse est un inconvénient et 72% pour les personnes handicapées. L'Ifop note que concernant la couleur de peau, les Français sont partagés, entre ceux interrogés sur le territoire entier et ceux des ZUS (zones urbaines sensibles). "Les premiers sont une large majorité à considérer comme un inconvénient dans l'accès à l'emploi le fait 'd'être d'origine ou de nationalité étrangère' (71%), 'd'avoir un nom à consonance étrangère' (70%) ou 'd'être une personne de couleur' (66%), les seconds, sans pour autant rejeter ces affirmations, les approuvent dans des proportions bien moins importantes (respectivement 17, 13 et 18 points de moins)", analyse l'Ifop. La situation géographique, les préférences sexuelles et le fait d'appartenir à un syndicat font partie des autres critères les plussouvent relevés par les demandeurs d'emploi. Parmi les personnes déclarant avoir vécu une ou plusieurs discriminations, une large majorité affirme en avoir été victime lors d'un entretien d'embauche (69% dont 61% en zone rurale, et 71% en ZUS). La discrimination après réception ou examen du CV semble moins importante, puisqu'elle concerne un tiers (34%) de l'échantillon de la France entière.