Pierre Moscovici reste "confiant" sur la croissance pour 2012 et 2013

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Pierre Moscovici reste "confiant" sur la croissance pour 2012 et 2013
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Le ministre de l'Economie a dit entrevoir une croissance légèrement positive pour le troisième trimestre...

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, s'est dit "confiant" concernant les prévisions de croissance gouvernementales fixées pour cette année et 2013, à respectivement +0,3% et +0,8%. "Quand j'observe la détente des taux sur les marchés européens, la croissance américaine ou britannique qui reprend (...) la reprise de l'activité manufacturière française en juillet et en août, je pense que nous pourrions avoir au troisième trimestre (...) une croissance très légèrement positive", a-t-il souligné ce matin sur BFM Télé. Des signaux positifs... à nuancer L'activité manufacturière française a effectivement rebondi en juillet et en août (+1% et +1,8%), d'après les chiffres de l'Insee mais elle reste toutefois en repli sur les trois derniers mois par rapport à la même période de l'année précédente (-1,9%). Quant à l'économie britannique, l'activité liée aux Jeux Olympiques a permis au pays de sortir de la récession au troisième trimestre (+1%), mais cela ne suffira pas à redresser la barre. Le FMI vise pour le pays un PIB à -0,4% fin 2012. Enfin, la croissance américaine a en effet progressé de 2% en rythme annualisé au troisième trimestre, après +1,3% au deuxième. Une timide reprise qui ne permet pas au pays de faire baisser le chômage, toujours proche des 8% en septembre. Prévisions optimistes Surtout, les prévisions du gouvernement sont jugées optimistes par de nombreux observateurs. Dans sa dernière note de conjoncture publiée le 5 octobre dernier, l'INSEE projette ainsi une croissance nulle aux troisième et quatrième trimestres, tablant sur un PIB à +0,2% pour l'ensemble de l'année contre +0,4% auparavant. Début octobre, le FMI a également réduit de +0,3 à +0,1% sa projection de croissance pour la France cette année, et ramené de 0,9 à 0,4% celle de 2013. François Hollande avait alors déclaré que les chiffres seraient "différents", si les décisions prises étaient appliquées.