Pierre Gattaz se justifie sur sa rémunération

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Pierre Gattaz se justifie sur sa rémunération
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Suite à un article du Canard Enchaîné, le patron du Medef a tenu à clarifier sa situation...

Le patron des patrons, Pierre Gattaz a tenu à faire une mise au point, suite à la parution d'un article du Canard Enchaîné, qui indique que le chef de file du Medef, également à la tête de l'entreprise Radiall a vu sa rémunération augmenter de près de 30% l'an dernier. "Se justifier" Sur son blog, le dirigeant du Medef donne le détail de sa rémunération "puisqu'il faut, dans notre pays, toujours se justifier", rappelant au passage que, "quand on crée de la richesse, on la distribue. Quand on n'en crée pas, on n'en distribue pas". Ainsi, sa rémunération s'est élevée en 2013 à 420. 000 euros dont 102.000 euros de variable. "Pour mémoire, la limite maximum des salaires des PDG des entreprises publiques a été fixée par l'Etat à 450.000 euros", rappelle-t-il, alors que François Hollande l'a attaqué sur ce terrain là. Invité ce matin sur RMC et BFM Télé, le chef de l'Etat a répondu à la rumeur, déclarant : "on ne peut pas demander la baisse du SMIC voire sa suppression et en même temps considéré qu'il n'y a pas de maximum". Modération salariale Fin avril, Pierre Gattaz a plaidé pour une modération salariale au sein de l'entreprise. Là encore, le patron du Medef tient à clarifier sa position. "Radiall est en croissance forte et est rentable (tant mieux - croisons les doigts). Appliquer la modération salariale revient donc à limiter (relativement) l'augmentation des salaires, mais à privilégier des outils comme la participation, l'intéressement et les bonus", explique-t-il. "A contrario, quand un chef d'entreprise m'explique qu'il a d�" licencier pour essayer de sauver son entreprise, et que quelques mois plus tard, parce que le CICE redonnait de l'air à l'entreprise, ses syndicats ont demandé 3% d'augmentation, là, je suis choqué", ajoute Pierre Gattaz, qui appelle les politiques à cesser de croire qu'ils peuvent prendre de meilleures décisions que les chefs d'entreprises.