Philippe Varin annonce qu'il renonce à sa "retraite chapeau"

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Philippe Varin annonce qu'il renonce à sa "retraite chapeau"
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Au terme d'une journée de polémique...

Sous la pression, Philippe Varin a fini par s'exprimer sur sa retraite chapeau... Le président du directoire de PSA doit quitter ses fonctions courant 2014, et le constructeur automobile, qui est en difficultés, a provisionné l'an dernier près de 21 millions d'euros pour couvrir les obligations liées à sa retraite. De quoi faire réagir le gouvernement, et même le Medef, le tout dans un flot de critiques de la classe politique, notamment. "Immense respect pour les collaborateurs" "Compte tenu de la polémique que ce sujet a suscitée, de l'émotion dans notre pays qui a aujourd'hui besoin d'être rassemblé plutôt que divisé, compte tenu de l'immense respect que j'ai pour les collaborateurs du groupe et des conséquences qu'ont pour eux les décisions difficiles mais nécessaires que j'ai été amené à prendre, j'ai décidé de renoncer aux dispositions actuelles de mes droits à retraite", a déclaré Philippe Varin au cours d'une brève conférence de presse. Il a ajouté s'en remettre au conseil de surveillance de PSA pour décider "quand le moment sera venu" et après avis du Haut Comité de gouvernement d'entreprise, des conditions appropriées à son départ à la retraite. Journée de polémique Des propos prononcés après une journée de polémique, dans la foulée des annonces de la CGT sur les montants prévus pour le départ de Philippe Varin. "Le niveau ou les modalités telles qu'elles ont été communiquées doivent être reconsidérés", a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, à la sortie du Conseil des ministres. "Ces montants nous paraissaient inappropriés", a poursuivi le ministre, et "l'entreprise a imposé des sacrifices à ses salariés importants". Le Medef, lui aussi s'était exprimé, en indiquant que le Haut Comité de gouvernement d'entreprise était en cours d'auto-saisine. Créée au mois d'octobre, cette instance déontologique autonome du patronat français, est censée lancer cette démarche "lorsqu'une société n'applique pas une recommandation sans explication suffisante".