Peugeot : l'Etat français et le chinois Dongfeng font du covoiturage

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Peugeot : l'Etat français et le chinois Dongfeng font du covoiturage
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Montage validé...

Le groupe PSA a confirmé que des négociations sont en cours concernant un accord industriel et commercial avec le constructeur chinois Dong Feng Motor. De même, le constructeur automobile a validé un projet d'augmentation de capital de l'ordre de 3 Milliards d'Euros dont une partie serait réservée à Dong Feng. Dans la foulée de ces déclarations, Pierre Moscovici, Ministre de l'Economie et des Finances, et Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement Productif, ont indiqué que l'Etat est "prêt à accompagner l'opération aux côtés du partenaire industriel Dong Feng, au même niveau et dans les mêmes conditions". Dans leur déclaration conjointe, les deux Ministres soulignent : "L'Etat est attaché à la réalisation d'un projet qui assure la pérennité et le développement du groupe en veillant à son ancrage en France". Ils disent enfin leur souhait de voir les discussions en cours "aboutir rapidement sous réserve de la finalisation d'un accord satisfaisant"... Deux temps Rappelons que le conseil de surveillance de PSA avait privilégié à l'issue de réunions houleuses la solution du compromis : le chinois Dongfeng et l'Etat français participeront donc à parts égales à une augmentation de capital réservée de 1,5 milliard d'euros, leur conférant à chacun 14% des parts, avant qu'une seconde levée de fonds, ouverte à tous les actionnaires, n'intervienne à hauteur de 1,5 milliard d'euros également. La famille Peugeot serait diluée lors de la première opération mais participerait à la seconde, ce qui lui permettrait de conserver 14% des parts, contre 25% actuellement... Partenariat international, une nécessité ? "Les partenariats internationaux, c'est monnaie courante aujourd'hui (...) c'est une des clés pour rebondir", avait estimé un peu plus tôt Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement. Un point de vue partagé par Jean-Louis Borloo : "Que ça permette à PSA d'être beaucoup plus international avec des partenariats puissants (..) c'est une nécessité économique... Je n'ai aucun doute sur le fait que le gouvernement sera très vigilant pour que ça reste une entreprise pour l'essentiel française", a déclaré le président de l'UDI sur 'France Inter'. "Tout ce qui permettra à PSA de s'en sortir va dans le bon sens mais le soutien de l'Etat ne peut être que temporaire", a renchéri l'ancien ministre UMP, Bruno Le Maire sur RMC. En revanche, la présidente du FN, Marine Le Pen a dit souhaiter que PSA reste français : "Je suis très inquiète (...) A partir du moment où la production et les ventes augmentent en Chine, on peut imaginer que les Chinois auront tendance à pousser aux délocalisations", a-t-elle explique sur 'France Info'