Petroplus : le candidat égyptien maintiendra son offre même si l'Etat ne participe pas

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Petroplus : le candidat égyptien maintiendra son offre même si l'Etat ne participe pas
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Sur les cinq dossiers, deux offres sont jugées vraiment sérieuses par le gouvernement

Cinq repreneurs ont finalement fait part de leur intérêt pour la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, a indiqué mardi soir le ministère du Redressement productif, alors que l'heure limite de dépôt des candidatures avait été fixée à 18h00. Deux offres sont jugées réellement "sérieuses et financées", pour éviter au site une liquidation judiciaire, et un plan social. Deux offres sérieuses La première offre a été déposée par l'investisseur suisse Terrae et la seconde par l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat.  "Je ne peux pas fixer pour le moment le montant de l'investissement, mais ce sera certainement au delà de 100 millions d'euros", a déclaré ce mercredi matin sur Europe 1, Michel Billard de la Motte, représentant de ce groupe égyptien. Le dossier transmis hier à la justice "contient une proposition de reprise totale du personnel, sauf pour ceux qui ont déjà l'intention de partir en retraite", a-t-il indiqué. Pas de contrepartie nécessaire de l'Etat pour le groupe égyptien En contrepartie, "nous avons souhaité que l'Etat participe à concurrence de 20 ou 25% maximum. Mais il s'agit d'un souhait, il ne s'agit pas d'une demande nécessaire à l'investissement (...) l'offre sera maintenue si l'Etat refuse", a précisé Michel Billard de la Motte. Mardi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait indiqué qu'il était prêt à investir de façon minoritaire aux côtés d'un potentiel repreneur, si nécessaire. L'intersyndicale rassurée "Les deux offres, reprendraient tout le personnel", a souligné, hier soir, sur Canal Plus, Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale de Petroplus. "Aujourd'hui, nous sommes contents (...) Nous allons pouvoir travailler sur des dossiers qui vont permettre une cession", a-t-il ajouté.  Les administrateurs provisoires doivent se prononcer aujourd'hui sur les cinq offres, lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. Si un ou plusieurs dossiers sont jugés recevables, une audience de cession pourra se tenir au tribunal de commerce "dans un délai de trois ou quatre semaines", a ajouté Yvon Scornet.