Pause fiscale : l'opposition dénonce les "promesses non respectées"

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Pause fiscale : l'opposition dénonce les "promesses non respectées"
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Alors que Jean-Marc Ayrault repousse la fin de la hausse des prélèvements à 2015...

L'opposition a vivement réagi aux propos de Jean-Marc Ayrault, qui indique que la pause fiscale tant attendue devra finalement attendre 2015. "Ceci nous le faisons pour préserver notre modèle de solidarité", assure le Premier ministre dans un entretien à Metronews, et non pas "pour boucher les trous d'un budget". De quoi confirmer les doutes exprimés par les Français : selon un sondage CSA publié une semaine après les annonces de François Hollande, seulement 27% des personnes interrogées pensaient que l'exécutif tiendrait sa parole en matière de fiscalité. "Rien n'a été respecté dans les prévisions", a dénoncé sur France 2 l'ancien ministre du Budget Eric Woerth. "Les déficits publics sont plus importants, les dépenses publiques sont plus importantes, la dette est plus importante et aujourd'hui évidemment la pression fiscale est plus importante que ce que prévoyait le gouvernement", a-t-il dit sur France 2. Il a prédit au passage une une pause fiscale avant les élections présidentielles de 2017, "ça c'est s�"r, pour des raisons purement politiques". "Rien n'a été respecté" Le président du MoDem, François Bayrou, a reproché de son côté au gouvernement de revenir sur ses engagements. "Aucune promesse n'est respectée, on vient de le voir ce matin avec la pause fiscale", a-t-il déclaré sur France Info. "On apprend que la dette du pays va atteindre 2.000 milliards d'euros, c'est-à-dire une année pleine d'activité du pays. Tout ça veut dire que le gouvernement ne fait pas face aux obligations qui sont les siennes", a-t-il déclaré. Candidate UMP à la Mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, a pour sa part critiqué le "concours de sémantique" de l'équipe de Jean-Marc Ayrault sur l'évolution de la fiscalité. "Le gouvernement sur le sujet aura utilisé tout l'éventail des expressions, dans un concours de sémantique : on allait augmenter les impôts le moins possible, après ce fut une 'pause fiscale', finalement c'est un 'ralentissement', après un 'ralentissement de la hausse", a-t-elle ironisé sur iTélé.