Pas de retour en arrière sur l'interdiction des gaz de schiste

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Pas de retour en arrière sur l'interdiction des gaz de schiste
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"Le gouvernement maintient clairement et nettement sa position", affirme la ministre de l'Ecologie Delphine Batho...

Il n'y aura pas de marche arrière dans le dossier de l'extraction des gaz de schiste, cette pratique interdite par la France en 2011, car jugée beaucoup trop polluante. "Le gouvernement maintient clairement et nettement sa position sur l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste", a affirmé ce matin la ministre de l'Ecologie Delphine Batho sur BFM-TV. Une déclaration qui intervient alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait fait planer l'hypothèse d'une volte-face du gouvernement sur le sujet, en déclarant vouloir "regarder" de dossier. Il avait cependant pris le soin de préciser qu'il n'était pas question de le rouvrir... Pour Delphine Batho, Arnaud Montebourg a posé une "réflexion intellectuelle, à partir de techniques futures qui en l'état actuel des choses n'existent pas". "Nulle part dans le monde il n'a été démontré que cette exploitation pouvait se faire sans dégâts considérables sur l'environnement et avec des risques importants pour la santé. Donc rien aujourd'hui dans l'agenda du gouvernement n'envisage de revenir sur la fracture hydraulique. La question n'est pas à l'ordre du jour", a-t-elle insisté. L'extraction des gaz de schiste reste un sujet très sensible... Total et GDF Suez font partie de ses défenseurs, arguant que leur présence dans le sous-sol français permettrait des créations d'emplois. Ils estiment par ailleurs que le pays deviendrait aussi beaucoup moins dépendant du gaz importé de l'étranger.