Pas de répit pour Barack Obama, Fitch adresse une mise en garde sur le "fiscal cliff"

  • A
  • A
Pas de répit pour Barack Obama, Fitch adresse une mise en garde sur le "fiscal cliff"
Partagez sur :

L'agence de notation estime que le triple A des USA pourrait être retiré, faute d'accord avec le Congrès...

Le répit sera de courte durée pour Barack Obama. A peine réélu, le président des Etats-Unis va devoir rapidement trouver une solution pour assainir durablement les finances et relancer l'économie du pays, et ce, malgré les blocages politiques. Une réalité déjà intégrée par les investisseurs : A Wall Street, le Dow Jones recule actuellement de 2,1% et le Nasdaq, à dominante technologique, de 2,2%. Une dette abyssale et une croissance molle Les Etats-Unis sont dos au mur. Depuis 2009, le pays n'est pas parvenu à renouer avec une croissance soutenue (autour de 2%), à même de faire baisser durablement le chômage. Le pays n'a récupéré que 4,5 des 8,7 millions d'emplois perdus pendant la crise, alors que 23 millions d'Américains demeurent sans emploi ou sous-employés. Dans le même temps, la dette des Etats-Unis n'a cessé de croître sous le premier mandat de Barack Obama pour dépasser les 16.000 milliards de dollars. D'ici le 31 décembre, elle devrait dépasser le plafond légal, fixé par le Congrès à 16.394 milliards de dollars. La menace du mur budgétaire pèse Cette croissance déjà fragile est sérieusement menacée par le "mur budgétaire", ces quelque 600 milliards de dollars de hausses d'impôts et de coupes dans les dépenses qui menacent de s'appliquer début 2013, si le Congrès ne parvient toujours pas à trouver un accord de réduction du déficit. Or, le scrutin de mardi a confirmé ces divisions, le camp démocrate conservant sa majorité au Sénat alors que les républicains maintenaient leur emprise sur la Chambre des représentants. D'ailleurs Fitch a d'ores et déjà prévenu qu'il n'y aurait "pas de lune de miel fiscale" pour Barack Obama et que le pays risquait de perdre son "AAA", en l'absence de compromis. Quelle solution pour Barack Obama? Le meilleur scénario possible à court terme est un accord pour retarder temporairement l'expiration des baisses d'impôts et les réductions de dépenses à plus tard en 2013, afin de dégager un consensus sur une politique durable, estime David Harris, "Head of US Multi-Sector Fixed Income" chez Schroders. L'impact cumulé des deux expirations est évalué à environ 4% du PIB américain, rappelle l'expert qui souligne que l'incitation à trouver un compromis provisoire (en d'autres termes, un délai) est élevée...