Pas d'annulation de la "première" du festival d'Avignon

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Pas d'annulation de la "première" du festival d'Avignon
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Les intermittents étaient appelés à se prononcer sur la tenue de ce spectacle, en plein bras de fer de la profession avec le gouvernement sur leur convention chômage.

La première du "Prince de Hambourg" se tiendra bien vendredi dans la cour du Palais des Papes, pour l'ouverture du festival d'Avignon. Les intermittents étaient appelés à se prononcer sur la tenue de ce spectacle mardi, en plein bras de fer de la profession avec le gouvernement sur leur convention chômage. "L'Assemblée générale a voté à 80% pour la tenue de la première, tout en se réservant la possibilité d'autres initiatives - grève partielle ou totale", a déclaré à l'agence de presse Reuters Catherine Lecoq, la secrétaire du syndicat CGT-Spectacle en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Le spectacle d'ouverture aura lieu mais chaque spectacle a ses propres équipes", a-t-elle souligné, ajoutant que les membres du gouvernement n'étaient pas les bienvenus à Avignon. Comme pour Montpellier-Danse, la tenue des autres représentations du Festival de théâtre reste donc suspendue aux décisions de chacune des équipes, et des annulations pourraient être annoncées au cas par cas. Pas de pause dans la fronde Malgré la fronde d'une partie des intermittents du spectacle, la nouvelle convention d'assurance chômage - fruit d'un accord signé entre le patronat et trois syndicats (CFDT, FO et CFTC) - entrera bien en vigueur le 1er juillet prochain, d'après un arrêté publié ce jeudi au Journal Officiel. La convention prévoit de plafonner le cumul revenus d'activités-indemnités des intermittents à 175% du plafond de la Sécurité sociale, soit 5.475,75 euros bruts par mois. Elle durcit également les conditions d'indemnisation chômage en augmentant le taux global de leurs cotisations et de celles de leurs employeurs de 10,8% à 12,8%. Le texte introduit par ailleurs un délai de carence avant leur prise en charge par l'assurance-chômage. Manuel Valls a toutefois précisé que l'Etat prendrait à sa charge ce délai. La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a interpellé une nouvelle fois les intermittents lundi. "Je lance un appel pour que les festivals puissent avoir lieu, que les artistes puissent s'exprimer sur les plateaux, avec les techniciens, qu'il puisse y avoir des débats mais que les festivals aient lieu et qu'on saisisse la main tendue parle gouvernement", a-t-elle déclaré sur BFM TV et RMC.