Partis politiques : Jean-François Copé veut une loi de transparence comptable

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Partis politiques : Jean-François Copé veut une loi de transparence comptable
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Après les attaques dont il se dit victime, le président de l'UMP s'est dit prêt à être transparent. Il estime cependant que cette exigence doit s'appliquer à tous.

Après les révélations du 'Point', le président de l'UMP, Jean-François Copé a tenu à faire une mise au point lors d'une conférence de presse qui s'est tenue ce lundi matin. Il en a profité pour annoncer qu'il déposerait deux projets de loi à l'Assemblée nationale obligeant les organes de presse et les partis politiques à plus de transparence. Contre-attaque législative "Je fais l'objet d'une campagne de presse (...) haineuse (...) les ficelles sont tellement grosses à quelques mois du scrutin municipal", a-t-il martelé. "Je prends au mot les donneurs de leçon en faisant miens les objectifs de transparence et de démocratie (...) au nom d'un principe de justice (...)  mais il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures", a ajouté le président de l'UMP. Dès la reprise des travaux de l'Assemblée nationale -suspendus durant cinq semaines en raison des élections municipales - Jean-François Copé a indiqué qu'il déposerait un premier projet de loi " pour que tous les partis mettent à disposition leur comptabilité" depuis 2007. Le second "concernera la publication des comptes des organes de presse qui reçoivent des aides publiques", a-t-il fait valoir. Mise à disposition des comptes de l'UMP... sous scellés ! Sans attendre le passage éventuel de cette loi, Jean-François Copé a indiqué que, l'intégralité des pièces comptables, des recettes et des dépenses de l'UMP pour les campagnes présidentielles de 2007 et 2012 seront mises à disposition des Français, mais placées sous scellés. Pour mémoire, la semaine dernière, 'Le Point' indiquait que le patron du principal parti d'opposition avait versé huit millions d'euros à deux de ses proches collaborateurs, dirigeant Event & cie, filiale événementielle de Bygmalion, pour avoir organisé les meetings de la campagne présidentielle de 2012. Selon 'Le Point', certains des frais facturés atteignaient parfois le double des prix habituels.