Paris voudrait des garanties avant de nommer Draghi à la BCE

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Paris voudrait des garanties avant de nommer Draghi à la BCE
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La France exigerait la garantie d'obtenir un siège au conseil de la BCE avant de donner son accord...

La nomination de l'Italien Mario Draghi à la BCE pourrait être retardée... Selon le 'Wall Street Journal', la France aurait en effet exigé la garantie d'obtenir un siège au conseil de la BCE avant de donner son accord à l'arrivée de M. Draghi, qui doit remplacer Jean-Claude Trichet comme président de la banque centrale européenne... En théorie, la nomination officielle de Mario Draghi, que Paris soutient dans son principe, devrait intervenir lors du sommet européen qui se tient aujourd'hui et demain à Bruxelles. Mais selon le quotidien américain, la France refuse de donner son aval, car elle n'a pas encore reçu l'assurance de disposer d'un représentant au conseil des gouverneurs de la BCE après le départ de M. Trichet. Pour cela, il faudrait qu'un autre responsable italien, Lorenzo Bini Smaghi, accepte de céder son poste au conseil à un Français, deux ans avant la fin de son mandat... Or, malgré la demande du Premier ministre italien Silvio Berlusconi, la semaine dernière, M. Smaghi n'a pour l'instant pas accepté de démissionner, et il ne peut être contractuellement forcé au départ ! Il reste que Paris refuse de n'être pas représenté au nouveau conseil, alors que l'Italie aurait désormais deux sièges en comptant le nouveau président. Une situation d'autant plus choquante, selon la France, que dans l'histoire de la BCE, aucun pays n'a jamais disposé de deux postes au sein de l'organe de direction de la banque centrale...