Pacte de responsabilité : un premier accord de branche signé dans la chimie

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Pacte de responsabilité : un premier accord de branche signé dans la chimie
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Le texte prévoit des contreparties en termes d'embauches notamment.

Un premier accord de branche a été signé dans le cadre du Pacte de responsabilité. En échange des allègements de charges dont bénéficieront les entreprises - 40 milliards d'euros au total - l'Union des industries chimiques (UIC) s'est engagée à embaucher 47.000 salariés en CDD ou CDI pour la période 2015-2017. Elle a également promis d'engager 5.000 jeunes par an d'ici trois ans en alternance. Enfin, les entreprises du secteur mettront en oeuvre les contrats de génération, que le gouvernement peine à imposer. Deux syndicats signataires Ces contreparties sociales ont été exigées par les syndicats et le gouvernement. En ce qui concerne l'UIC, l'accord a été signé par deux organisations seulement, la CFDT et la CFTC, alors que la CFE-CGC doit faire connaître sa position ce vendredi. Il est toutefois peu probable qu'elle y adhère. "Le compte n'y est pas", écrit la branche chimie de l'organisation syndicale dans un communiqué publié hier. Le volume d'embauches promis "ne correspond qu'au prolongement 'du volume de recrutements' constatés sur les deux dernières années", déplore-t-elle. "Rien n'a été retenu sur les investissements, la R&D, le partage de la valeur ajoutée, les systèmes de classification et de rémunération, le dialogue social", ajoute-t-elle. "De la poudre aux yeux", estime de son côté la CGT qui parle également "d'illusion" en ce qui concerne les créations d'emplois. Enfin la Fédération Chimie de FO a rappelé son opposition au principe du Pacte de responsabilité. Depuis le début, ces deux organisations se sont opposées au projet, estimant que le gouvernement signe là, un chèque en blanc aux entreprises.