Pacte de responsabilité : la CFE-CGC ratifie l'accord

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Pacte de responsabilité : la CFE-CGC ratifie l'accord
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Le syndicat estime avoir obtenu des avancées en matière de pouvoir d'achat notamment.

Après discussions avec ses fédérations, la CFE-CGC a décidé de signer l'accord sur le pacte de responsabilité, qui prévoit un allègement de charges de l'ordre de 30 milliards d'euros par an pour les entreprises, en échange de contreparties sociales. La CFTC a déjà ratifié le texte, alors que la CFDT a donné son accord de principe. Le document devrait donc être adopté par une majorité d'organisations syndicales et les trois mouvements patronaux (Medef, UPA, CGPME). Des annonces précises doivent être faites par le gouvernement d'ici la mi-avril. "Pas de chèque en blanc" "Par rapport à nos demandes, nous avons obtenu des avancées significatives en matière d'emploi et de pouvoir d'achat (...) mais cela n'est pas un chèque en blanc", a prévenu la présidente de la CFE-CGC lors d'une conférence de presse qui s'est tenue ce lundi matin. Concernant les allègements de charges notamment, "si c'est pour augmenter les dividendes des gros actionnaires aux dépends des investissements, c'est non", a-t-elle martelé. Une mise en garde également faite la semaine dernière par le leader de la CFDT, Laurent Berger. Concernant les contreparties, "l'ensemble de nos fédérations vont passer à l'offensive pour demander l'ouverture de négociations de branche", a précisé Carole Couvert. La fédération chimie réclame notamment des investissements, alors que la la branche loisirs/tourisme veut négocier sur la qualité de vie au travail, précise la CFE-CGC sur son compte Twitter. La CGT veut un "printemps social" Le relevé de conclusions a également été signé par la CFTC, la semaine passée. Dans un communiqué, elle explique avoir "obtenu l'engagement par les parties signataires à préserver un haut niveau de soutien  aux familles", malgré une baisse des cotisations familiales. En revanche, FO et la CGT ont refusé de parapher le document. Cette dernière organisation dirigée par Thierry Lepaon a appelé à "un printemps de mobilisation pour le progrès social". "Le Pacte de responsabilité n'est pas un pacte pour l'emploi. Il n'impose aucune obligation de résultat, n'offre aucun chiffrage et n'engage personne", regrette la CGT dans un communiqué. "Le document renvoie la fixation des objectifs dans les branches professionnelles à un accord ou à un relevé de conclusion, véritable objet juridique non-identifié qui fait courir un grave danger au processus de négociations", ajoute-t-elle.