"Où est la mise en oeuvre du FESF?", s'interroge le nouveau président de la BCE

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"Où est la mise en oeuvre du FESF?", s'interroge le nouveau président de la BCE
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Mario Draghi s'impatiente...

Les risques de dégradation des perspectives économiques de la zone euro se sont renforcées et il devient urgent d'assurer la stabilité financière de la région, a déclaré vendredi Mario Draghi, le nouveau patron de la BCE, au congrès bancaire européen de Francfort. Le FESF est un des éléments de stabilisation. "Cela fait maintenant plus d'un an et demi que le FESF (Fonds européen de stabilité financière, ndlr), a été lancé dans le cadre d'un programme de soutien financier s'élevant à 750 milliards d'euros (...) et cela fait quatre semaines qu'un accord a été conclu sur l'optimisation des ressources du FESF (...) Où est la mise en oeuvre de ces décisions de longue date?", s'est interrogé Mario Draghi. Le sommet du 27 octobre dernier prévoit en effet de renforcer la force de frappe du fonds via deux mécanismes. D'une part, le fonds est amené à se comporter en tant qu'assureur crédit pour prendre en charge une partie de la dette des pays en difficulté. D'autre part, il devrait être adossé au Fonds monétaire international et alimenté par des pays extérieurs au Vieux continent. Jeudi, un haut responsable de la zone euro a confié à l'agence Reuters qu'une majorité d'investisseurs seraient prêts à investir dans de la dette européenne via le FESF bientôt renforcé, mais qu'ils ont besoin de voir s'améliorer la confiance des marchés. Mario Draghi, qui a décidé d'abaisser les principaux taux directeurs de la BCE au début du mois, tranchant avec la politique de son prédécesseur Jean-Claude Trichet, a par ailleurs rappelé l'indépendance de l'institution en matière de politique monétaire. Notre crédibilité implique que notre politique monétaire s'ancre dans les perspectives d'inflation à moyen terme (...) c'est la contribution majeure que nous pouvons apporter pour soutenir la croissance durable, la création d'emploi et de la stabilité financière", a-t-il encore défendu...