Otage : les rumeurs de rançon sur le devant de la scène

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Otage : les rumeurs de rançon sur le devant de la scène
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Selon 'Le Monde.fr', une rançon de 20 millions d'euros aurait été versée en échange de la libération des quatre otages enlevés dans le nord du Niger en 2010.

Contrairement à ce que la presse laisse entendre, plusieurs membres du gouvernement assurent que la France n'a pas versé de rançon en échange de la libération des quatre otages Français enlevés en septembre 2010 dans le nord du Niger. Une ligne claire : pas de rançon ! "La France a toujours eu la même ligne depuis trois ans : on ne paye pas, parce que sinon on entre dans une autre logique", a ainsi déclaré ce mercredi matin, le ministre de la Défense? Jean-Yves Le Drian au micro de RTL. "Dans cette période, l'imagination est extrêmement fertile", a-t-il ajouté. Même son de cloche du côté de son homologue aux affaires étrangères, Laurent Fabius, interrogé sur la même antenne mardi, juste après la libération des otages. "La consigne du président de la République est de ne pas verser de rançon et nous l'avons respecté", avait-il déclaré. A deux reprises, en février et en avril dernier, François Hollande avait assuré que le pays ne cèderait pas sur ces principes. 20 millions d'euros De son côté, 'Le Monde.fr', qui cite "une source française connaissant les détails de l'opération" assure qu'une transaction a bel et bien eu lieu. La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait ainsi remis aux ravisseurs de Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Féret "plus d'une vingtaine de millions d'euros". "Selon nos informations, l'argent a été prélevé sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement. La somme a été acheminée par la DGSE jusqu'à Kidal", peut-on lire dans les colonnes du quotidien en ligne.