"On est pas des moutons, on est des patrons", scandent les entrepreneurs

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"On est pas des moutons, on est des patrons", scandent les entrepreneurs
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Après le mouvement des Pigeons...

Déguisés en mouton, au rythme des slogans "ras le bol d'être tondus, on est pas des moutons, on est des patrons", les chefs d'entreprises ont manifesté ce mercredi matin devant le siège social du Régime social des indépendants (RSI), dont les 5,6 millions d'assurés sont artisans, commerçants ou de professions libérales. A l'appel de la CGPME, ils ont protesté contre les dysfonctionnements du régime, mais aussi contre certaines dispositions du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2013. Augmentation des prélèvements sociaux Ces entrepreneurs protestent notamment contre "l'augmentation massive des prélèvements sociaux sur les travailleurs indépendants (...) ratifiée par l'équipe actuelle au sein du RSI", prévue dans le PLFSS qui doit tendre vers le régime général. Le gouvernement espère un rendement net de 1,1 milliard d'euros et souligne que cela accroîtra les prélèvements pour 850.000 travailleurs indépendants mais les allègeront pour 450.000 autres, en ne prenant pas en compte les auto-entrepreneurs. "Ceux qui prennent des risques pour créer l'emploi, ceux qui souffrent particulièrement dans la crise économique actuelle ne peuvent (l')accepter", estiment-ils. Des bugs à répétition Cette disposition du PLFSS 2013 est la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour ces travailleurs indépendants qui disent subir les nombreux dysfonctionnements de ce régime (appels à cotisations injustifiés, absence de réponses aux recommandés, Carte Vitale non délivrée). Pourtant, créé en juillet 2006, le RSI qui résulte de la fusion des caisses de protection sociale des chefs d'entreprise (Organic, AVA, CANAM) devait leur permettre de simplifier leurs démarches. En 2011, le ministre du Travail de l'époque, Xavier Bertrand avait reconnu que "l'outil informatique au début, n'avait pas été suffisamment calibré, cadré". Depuis, la situation ne s'est pas améliorée, regrette la CGPME.