Offre de Titan : Montebourg persiste et signe

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Offre de Titan : Montebourg persiste et signe
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Le ministre réaffirme dans une interview publiée mardi par 'Le Parisien' que le groupe américain Titan international propose de reprendre l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord...

Arnaud Montebourg réaffirme dans une interview publiée mardi par 'Le Parisien' que le groupe américain Titan international propose de reprendre l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord. Selon le quotidien économique Les Echos, la direction de Goodyear a déclaré lundi n'avoir "reçu aucune nouvelle offre" de la part de Titan. Mais Arnaud Montebourg fait état dans 'Le Parisien d'une proposition de reprise "pour plusieurs centaines de millions(d'euros), dont 40 millions directement sur le site". "J'ai reçu Maurice Taylor, le patron de Titan, qui avait eu des mots extrêmement désagréables sur la France", explique-t-il. "Il propose de sauver 333 emplois sur 1.200. Il garantit un maintien de l'emploi pendant quatre ans." "Nous discuterons de cette offre, qui n'a en effet pas encore été présentée aux partenaires sociaux, demain au ministère avec la CGT Goodyear", ajoute-t-il. "Aucune offre" ? Difficile de suivre, alors que le patron de Titan, Maurice Taylor, a refusé hier de confirmer cette annonce, de même que la direction de Goodyear France. "Je ne suis au courant de rien en relation avec votre pays de vins formidables et de belles femmes", a ainsi déclaré Maurice Taylor, qui s'était déjà illustré début 2013 par une polémique musclée avec Arnaud Montebourg. De son côté, la direction de Goodyear a indiqué "qu'elle n'a reçu aucune nouvelle offre" de la part de Titan... En février dernier, après l'échec d'une première série de négociations, Maurice Taylor, surnommé "le Grizzly" par ses concitoyens pour son caractère détonnant, s'était fendu d'un courrier mémorable à M. Montebourg, dans lequel il avait accusé la CGT d'avoir fait capoter son offre et critiqué les salariés français : Ces derniers "touchent des salaires élevés, mais ne travaillent que trois heures" par jour, avait-il raillé, ajoutant que "vous pouvez garder vos soi disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord". Empoignade épistolaire Arnaud Montebourg lui avait alors répliqué du tac-au-tac pour dénoncer des "propos aussi extrémistes qu'insultants qui témoignent d'une ignorance parfaite de ce qu'est notre pays". A noter que l'offre initiale de Titan aurait permis de sauver 537 emplois avec trois ans et demi de garantie d'emploi. Depuis cette empoignade épistolaire, les deux responsables auraient donc renoué les contacts si l'on en croit les propos du ministre français... Aucun autre repreneur sérieux ne s'étant présenté depuis pour reprendre tout ou partie du site de Goodyear, la "realpolitik" l'aurait donc finalement emporté à Bercy... Les jours qui suivent diront si les promesses d'Arnaud Montebourg concernant l'avenir de Goodyear se confirmeront. Selon un acteur proche du dossier cité ce matin par 'Les Echos', "les négociations sur le plan social sont encore en cours et dureront jusque début 2014, Titan n'a aucun intérêt à se précipiter" pour confirmer un accord.