"Nous pouvons ce soir aboutir à un accord" sur les négociations, estime Laurence Parisot

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"Nous pouvons ce soir aboutir à un accord" sur les négociations, estime Laurence Parisot
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Syndicats et patronat cherche un accord de flexi-sécurité pour lutter contre le chômage.

C'est le jour J pour la reprise des négociations sur le travail entre patronat et syndicats. La représentante du Medef, Laurence Parisot a dit croire ce matin en un compromis. "Nous pouvons ce soir aboutir à un accord qui rapprocherait la France des plus hauts standards européens en matière de flexi-sécurité", a-t-elle souligné sur 'Europe 1'. Le Medef prêt à certaines concessions Elle s'est dite prête à des concessions, notamment sur les complémentaires santé pour l'ensemble des salariés, qui représenterait un coût de 3 milliards d'euros. Le principe de portabilité pourrait d'ailleurs s'appliquer, c'est à dire qu'en cas de départ de l'entreprise, le salarié la conserverait. Autre point sur lequel le Medef est prêt à discuter : la représentation du personnel dans les conseils d'administration des grandes entreprises. Néanmoins, "il y a beaucoup de détails à discuter". Enfin, l'organisation patronale s'est dite prête à étudier, "avec réserve", le principe de droit rechargeable à l'assurance chômage, permettant à un chômeur qui retrouve un travail avant d'avoir épuisé ses droits, de conserver ceux qu'il n'a pas consommés. En revanche, la présidente du Medef, dit ne pas comprendre "en quoi une sur-cotisation sur les contrats courts (réclamée par les syndicats, ndlr) favoriserait l'embauche". Un peu de flexibilité en contrepartie En échange de ces concessions, le Medef réclame qu'en cas de crise, l'entreprise puisse baisser momentanément les salaires, ce qui permettrait le maintien des effectifs et d'éviter les licenciements. "La vitesse des changements aujourd'hui est telle que l'entreprise doit pouvoir se réinventer", a souligné Laurence Parisot. Elle espère l'accord des syndicats sur ce point, rappelant que ce système à fonctionner en Allemagne durant la crise de 2008. Reste que, selon eux, cette demande de flexibilité est déjà suffisamment existante en France...