"Nous ne pouvons pas aller plus vite", répond Moscovici à Bruxelles

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"Nous ne pouvons pas aller plus vite", répond Moscovici à Bruxelles
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Alors que le commissaire européen a critiqué cette semaine une réforme "à la française"...

Bruxelles a prévenu la France : la route sera longue pour relancer sa compétitivité et redresser l'emploi. Le Commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a récemment déclaré que la réforme des retraites allait dans la bonne direction mais que la France devait veiller à corriger "l'impact négatif" sur le co�"t du travail. "Réforme à la française" Dans un entretien au 'Figaro' cette semaine, Oli Rehn estime même que le texte dévoilé le 27 ao�"t par le gouvernement est "une réforme à la française". "Elle va dans la bonne direction. Mais nous attendons toujours de savoir comment son impact négatif sur le co�"t du travail se trouvera compensé, de façon à ne pas nuire à la compétitivité", explique-t-il. Le gouvernement veut équilibrer les régimes de retraites français d'ici 2020, en s'appuyant principalement sur une augmentation des cotisations salariales et patronales de 0,3 point en quatre ans. Or la Commission avait recommandé à Paris, fin mai, de ne pas augmenter les charges patronales. "Nous ne pouvons pas faire plus" Le ministre des Finances Pierre Moscovici a répondu au commissaire européen sur une chaîne américaine. "Je suis dans un dialogue constant avec la Commission (européenne), avec le commissaire Olli Rehn et avec toute la Commission, je leur explique que nous ne pouvons pas faire plus, que nous allons vraiment le plus vite possible pour réformer notre pays", a-t-il déclaré à la chaîne financière CNBC. Le ministre a également déclaré que la réforme du système des retraites, qui doit être présentée en conseil des ministres le 18 septembre, était assez "profonde", en réponse aux critiques selon lesquelles le gouvernement aurait laissé sans solution plusieurs problèmes structurels. Il a également défendu les réformes structurelles lancées par le gouvernement, citant notamment la réforme du marché du travail en janvier dernier, ou encore la résorption du déficit public.