Nicolas Sarkozy juge l'IS progressif peu pertinent

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Nicolas Sarkozy juge l'IS progressif peu pertinent
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Après Eva Joly, François Hollande et Marine Le Pen, la Confédération générale des PME recevait ce matin Nicolas Sarkozy. Alors que les petites entreprises réclament un impôt sur les sociétés, progressif et plus juste, le président candidat a jugé la mesure peu "pertinente". "Pour moi la priorité c'est la baisse des charges sur le travail avant la baisse de l'IS", a-t-il souligné. Le Parlement a adopté le mois dernier la mesure visant une hausse de la TVA de 19,6% à 21,2% prévue au 1er octobre, qui doit être accompagnée d'une baisse des cotisations patronales. "La baisse des charges, ça facilite la compétitivité", a ajouté Nicolas Sarkozy. La CGPME réclame de son côté un barème de fixation de l'impôt sur le revenu par tranche de chiffre d'affaires ainsi qu'une harmonisation de l'IS au niveau européen "pour éviter le dumping entre Etats membres". "Les entreprises du CAC 40 payent 8% d'impôts sur les sociétés en moyenne, là où nous versons 30%", rappelle le président de la CGPME, Jean-François Roubaud. Du côté des autres candidats, François Hollande souhaite rééquilibrer cet impôt sur les sociétés en le réduisant de 33,3% à 30% pour les PME. A l'inverse, celui des grandes entreprises passeraient à 35%. François Bayrou, candidat centriste plaide également pour un IS progressif tout comme Marine Le Pen. Eva Joly, candidate pour Europe Ecologie les Verts, veut établir pour les multinationales de droit français un impôt plancher sur les sociétés à hauteur de 17% de leur bénéfice brut. Lors de son discours, Jean-François Roubaud a tenu à saluer les mesures mises en place par le gouvernement à la faveur des PME et TPE, à l'image du Crédit Impôt Recherche ou du redéploiement de la taxe professionnelle, même si "tout n'est pas rose".