Nicolas Sarkozy défend ses idées pour l'immobilier

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Nicolas Sarkozy défend ses idées pour l'immobilier
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Le chef de l'Etat ambitionne d'ouvrir le "grand chantier de la réforme de la fiscalité sur l'immobilier"

Nicolas Sarkozy a profité ce jeudi de son déplacement dans l'Essonne, à Longjumeau, pour défendre ses récentes annonces en matière d'immobilier. Le chef de l'Etat, dans son intervention télévisée de dimanche, a notamment affiché son intention de doper le secteur du logement, via le relèvement de 30% des droits à construire sur une période de trois ans."Mon objectif est très clair, que les Français puissent se loger pour moins cher, puissent acheter leur logement pour moins cher en augmentant l'offre de logement pour qu'il y ait davantage de choix et que ce choix corresponde au pouvoir d'achat des classes moyennes", a-t-il déclaré. L'impact de ces mesures a été accueilli avec un certain scepticisme par les acteurs de l'immobilier : "Ne pensez pas qu'a coups de dispositifs Scellier, de prêts à taux zéro et de subventions dans tous les sens le système puisse continuer", leur a-t-il répondu, alors que le gouvernement attend de cette mesure une relance de l'activité du BTP et une baisse des prix de l'immobilier, notamment en Ile-de-France. Concernant les cessions de foncier public aux communes, Nicolas Sarkozy a expliqué que cette mesure s'appliquerait à travers des baux emphytéotiques d'une durée allant jusqu'à 99 ans. L'Etat resterait propriétaire des terrains concernés, car Nicolas Sarkozy estime que ce ce patrimoine, "on ne peut pas le brader, on ne peut pas le donner pour zéro franc zéro centime." Dans son discours, le président a promis un "grand chantier de la réforme de la fiscalité sur l'immobilier." Il a estimé que la France est le seul "pays où les taxes sur l'immobilier qui vont aux collectivités locales soient à ce niveau, et c'est au détriment de tout le monde". Il a notamment cité l'exemple de Paris, où un milliard d'euros de taxes ont été récoltées en 2011. Le terrain est glissant pour le chef de l'Etat, face à des collectivités locales très souvent dirigées par la gauche. Pour tenter de rassurer les élus locaux, il a promis de les associer à une modification du code de l'urbanisme nécessaire "pour sortir d'une situation où celui qui veut empêcher la construction de l'autre réussit toujours, où celui qui veut que rien ne se fasse a toujours raison."