Municipales : quelles sont les villes les plus financées par l'Etat ?

  • A
  • A
Municipales : quelles sont les villes les plus financées par l'Etat ?
Partagez sur :

Le 'Journal du net' a étanli un classement, en se basant sur la dotation globale de fonctionnement.

Comment se répartit la dotation globale de fonctionnement entre les différentes villes françaises ? A l'approche des élections municipales, le 'Journal du Net' a dressé son palmarès. "La DGF constitue de loin la principale dotation de fonctionnement de l'�?tat aux collectivités territoriales", rappelle le site collectivites-locales.gouv. L'an dernier, elle s'est élevée à 41,5 milliards d'euros. Paris, Marseille et Lyon en tête Pour calculer le montant de la DGF revenant aux villes, l'Etat se base essentiellement sur des critères de population et superficie. Cette part est appelée " dotation forfaitaire" et s'est élevée en 2012 - dernières données disponibles - à 13,5 milliards d'euros. Dans le classement des villes de plus de 15.000 habitants à la plus forte dotation globale de fonctionnement en 2012, il n'est donc pas étonnant de retrouver sur le podium Paris (1,24 milliard d'euros), Marseille (260 millions) et Lyon (111,9 millions). Bond de la DGF à Levallois, Vélizy et Gennevilliers Cette dotation forfaitaire vise également à combler en partie le manque à gagner de la "part salaires" (CPS) de la taxe professionnelle supprimée le 1er janvier 2010. Ainsi, le 'Journal du Net' note que, dans les communes où les entreprises sont fortement implantées, la dotation globale de fonctionnement s'est envolée sur la période 2000-2012. C'est le cas de Levallois-Perret (+405,3% à 702 euros par habitant), de Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines (+314,6% à 623,5 euros) ou encore de Gennevilliers (+286,7% à 697,3 euros). DGF par habitant : Sarcelles en tête Le 'JDN' a également établi un classement des villes "à la plus forte dotation par habitant en 2012 ". Ici, Sarcelles arrive en tête (724,8 euros). La DGP comprend en effet des composantes dites de "péréquation communales" bénéficiant aux communes en difficulté (autour de trois milliards d'euros). Viennent ensuite Levallois-Perret et Gennevilliers. Paris ne se situe alors qu'en 16ème position. En revanche, " des villes comme Boulogne-Billancourt ou Blagnac se contentent de moins de 150 euros", fait remarquer le 'JDN'. Enfin, le site internet fait remarquer que dans certaines communes, la représente plus de la moitié des dépenses de fonctionnement.