Mory-Ducros demande sa mise sous protection judiciaire, 7.000 emplois menacés

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Mory-Ducros demande sa mise sous protection judiciaire, 7.000 emplois menacés
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Plus de 5.000 postes directs et 2.000 emplois de sous-traitants seraient sur la sellette.

La direction de Mory-Ducros - né de la fusion de Ducros Express et Mory - a déclaré la cessation de paiement du groupe de messagerie et demandé sa mise sous protection judiciaire auprès du tribunal de commerce de Pontoise. L'annonce a été faite au cours d'un comité d'entreprise réuni vendredi, a indiqué la CFDT syndicat majoritaire, dans un communiqué publié sur son site. Plus de 5.000 postes directs et 2.000 emplois de sous-traitants seraient sur la sellette. "Lutte pour l'emploi" "Aujourd'hui c'est une lutte pour l'emploi qui démarre. Il va falloir mobiliser les salariés, les professionnels du secteur et les pouvoirs publics", a déclaré le secrétaire national de la CFDT Fabian Tosolini, depuis le siège de Mory-Ducros à Torcy (Seine-et-Marne), rapporte l'agence Reuters. Le syndicat, qui travaille sur un plan pour l'avenir de l'entreprise, estime que "la fusion n'était pas un mauvais choix". "Sauf à partir du moment où ceux qui ont repris n'ont pas développé cette entreprise, ne sont pas allés chercher des contrats", a expliqué Fabian Tosolini. Intérêts de partenaires industriels De son côté, la direction se montre plutôt sereine et estime que cette procédure permettra "la réorganisation de l'entreprise, annoncée depuis plusieurs mois (...) dans des conditions économiquement viables". De potentiels repreneurs industriels et financiers auraient déjà manifesté leur intérêt. "L'actionnaire, Arcole Industries, aux côtés duquel travaillent les Ministères du Redressement Productif (Arnaud Montebourg, ndlr) et des Transports (Frédéric Cuvillier) , a indiqué son intention de participer à un tel projet", annonce-t-elle dans un communiqué. �?ligibilité au plan de "résistance économique" d'Arnaud Montebourg Mory-Ducros pourrait être éligible au "plan de résistance économique", dévoilé le 13 novembre dernier par Arnaud Montebourg, l'objectif étant de venir en aide aux entreprises à court de trésorerie, mais qui sont néanmoins jugées viables. Le ministre avait indiqué que le groupe de messagerie était appelé à bénéficier des prêts du Fonds de développement économique et social en priorité, aux côtés de trois autres entreprises (Fagor Brandt, Arc international et Kem-One).