Moody's jette un nouveau froid sur les banques

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Moody's jette un nouveau froid sur les banques
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L'agence a dégradé 15 banques européennes dont trois françaises...

Chose promise, chose due. Moody's a abaissé les notations crédit de quinze banques mondiales majeures, pour prendre en compte leur "exposition importante à la volatilité et au risque de pertes importantes inhérentes aux activités des marchés de capitaux". L'agence explique qu'elle a aussi intégré leurs autres activités, qui ont souvent pour rôle d'absorber les chocs dus aux opérations de marché, mais qui ne sont pas non plus exemptes de risques. Les décisions annoncées dans la nuit mettent un terme à la revue initiée par le bureau d'études le 15 février dernier. Il est intéressant de noter que les banques européennes sont mieux notées que leurs homologues américaines, qui sont davantage exposées aux aléas du marché. Le Crédit Suisse paie le plus lourd tribut parmi les quinze établissements, avec une notation long terme abaissée de trois crans, de "Aa2" à "A2" (perspective stable). Dix établissements voient leurs notes reculer de deux crans, à savoir Barclays ("A3", perspective négative), Citigroup ("Baa2", perspective négative), Goldman Sachs ("A3", perspective négative), JP Morgan ("A2", perspective négative), Morgan Stanley ("Baa1", perspective négative), BNP Paribas ("A2", perspective stable), Crédit Agricole ("A2", perspective négative), Deutsche Bank ("A2", perspective stable), Royal Bank of Canada ("Aa3", perspective stable), UBS ("A2", perspective stable). Enfin, quatre banques ne sont sanctionnées que d'un cran : HSBC ("Aa3", perspective négative), Bank of America ("Baa2", perspective négative), RBS ("Baa1", perspective négative) et Société Générale ("A2", perspective stable). Selon la terminologie Moody's, les obligations notées en catégorie "A", comme le sont celles des trois banques françaises, sont considérées comme étant dans la catégorie moyenne / haute et présentent un risque crédit faible. Celles qui se retrouvent en catégorie "Baa" sont sujettes à un risque modéré, car elles sont de qualité moyenne et peuvent posséder certaines caractéristiques spéculatives. La catégorie "Aa" concerne pour sa part des obligations de haute qualité dont le risque crédit est très faible.