Michelin : 730 suppressions de postes à Joué-les-Tours, mais des embauches ailleurs

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Michelin : 730 suppressions de postes à Joué-les-Tours, mais des embauches ailleurs
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La direction a confirmé l'arrêt de l'atelier poids lourd

Dans le cadre d'un plan visant à "renforcer la compétitivité de son industrie et moderniser ses moyens de recherche et développement", Michelin a confirmé l'arrêt de l'atelier poids lourd de l'usine de Joué-lès-Tours qui entraînera la suppression de 730 postes sur place. Dans le même temps, le groupe va investir 800 millions d'euros en France sur six ans. Plusieurs solutions proposées aux salariés Sur les 930 salariés du site, environ 200 continueront à travailler sur place dans un nouvel atelier spécialisé dans les activités de "semi-finis" (fabrication de tissus métalliques et de membranes en caoutchouc). Michelin prévoit "un aménagement de fin de carrières pour 250 autres salariés. Enfin, chacun des 480 salariés restants se verra proposer deux postes correspondants à ses compétences sur un autre site de Michelin en France, ajoute le groupe. "Pour ceux qui ne souhaiteraient pas ou ne seraient pas en mesure d'accepter ces mutations internes, des ateliers de transition professionnelle seraient mis en place", précise encore la direction dans un communiqué. 800 millions d'euros d'investissements Parallèlement, le spécialiste du pneu précise qu'il s'est engagé à créer 730 nouveaux emplois dans le bassin de Tours via sa filiale "Michelin développement" et au recrutement de 1.700 personnes dans l'industrie, au cours des 6 prochaines années pour assurer la réalisation de projets en cours. Le groupe a en effet annoncé plusieurs investissements afin d'augmenter sa production. Ainsi, le site de la Roche-sur -Yon va accueillir une partir des activités de Joué-lès-Tours pour en faire "un pôle industriel capable de produire 1,6 millions de pneus (poids lourds) par an", explique la direction. Pour cela, 100 millions d'euros seront investis. Michelin souhaite aussi doper la production des pneus agricoles (8 millions d'euros est prévu d'ici 2019), de ses produits semi-finis (45 millions d'euros) et des pneus génie civil (145 millions d'euros de 2013 à 2019).