Menacé de faillite, Néo Sécurité lance un appel à l'Etat

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Menacé de faillite, Néo Sécurité lance un appel à l'Etat
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L'entreprise, qui emploie 5.000 personnes, s'est déclarée en cessation de paiement mardi...

A moins de quinze jours du deuxième tour de la présidentielle, la société Néo Sécurité, qui emploie 5.000 personnes, a lancé un appel aux candidats à la présidentielle hier pour éviter la faillite. Le numéro deux de la sécurité en France s'est déclaré en cessation de paiement mardi, et un de ses porte-paroles a pointé du doigt le risque d'aboutir à "la plus grosse faillite du quinquennat". Le groupe réclame notamment la suspension provisoire de sa dette fiscale et sociale, qui s'élèverait à 40 millions d'euros. Le patron de l'entreprise Jean-Michel Houry, qui a donc lancé un appel à l'Etat, demande également un prêt-relais de 15 millions d'euros. Le fonds d'investissement IPE, qui devait lui apporter 25 millions d'euros en échange de 70% du capital, a renoncé à l'opération ce mois-ci après un examen des comptes. Interrogé ce matin sur une possible intervention de l'Etat sur France Info, Nicolas sarkozy a déclaré vouloir d'abord prendre connaissance du dossier et "de la situation exacte". "Et je lui réponds que je le recevrai bien volontiers s'il le souhaite, peut être demain (...) Vous comprendrez que c'est plus sérieux que j'attende de voir le dossier et de comprendre ce qui se passe plutôt que de faire une promesse inconsidérée".Sur France 2, l'autre candidat du deuxième tour, François Hollande, a estimé que "rien n'a été fait pour prévenir ce drame qui s'annonce"...