Max Schrems, l'étudiant en droit qui défie Facebook

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Max Schrems, l'étudiant en droit qui défie Facebook
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Bête noire de Facebook, ce jeune autrichien lance une "class action" contre le réseau social".

Bête noire de Facebook, il a déjà déposé une vingtaine de plaintes contre Facebook, pour non respect de la vie privée. Max Schrems, un étudiant autrichien en droit, appelle les centaines de millions d'utilisateurs de Facebook à se joindre à un recours en nom collectif, ou "class action", contre le réseau social. Il a donc déposé une requête devant le tribunal de commerce de Vienne et invite d'autres particuliers à s'y associer. "Notre but est de faire en sorte que Facebook finisse par fonctionner légalement dans le domaine de la protection des données", a-t-il décalré, cité par l'agence de presse Reuters. En Autriche, il est possible pour un groupe d'individus de transférer à une seule personne ses demandes d'indemnisation, la procédure judiciaire devenant alors une "class action". Max Schrems réclame pour chaque plaignant la somme de 500 euros de dommages et intérêts pour violation présumée de données privées, notamment en fournissant des informations destinées au programme Prism de la NSA (National Security Agency). Le jeune homme de 26 ans donne tous les détails de son action sur son site Europe vs Facebook. La pression monte L'étudiant en droit demande également des injonctions en vertu de la loi européenne sur la protection de la vie privée devant la justice autrichienne. Les utilisateurs de tous les pays hors Etats-Unis et Canada peuvent se joindre à la procédure en Autriche, Facebook gérant toutes ses opérations internationales depuis l'Irlande. L'affaire repose en grande partie sur la directive européenne en matière de protection des données. Un financier prendra en charge l'ensemble des frais judiciaires en cas de défaite, mais il se réserve 20% des dommages et intérêts en cas de victoire, ce qui signifie que la procédure ne présente aucun risque financier pour les particuliers qui s'y joindraient. Les autorités britanniques ont récemment ouvert une enquête pour déterminer si Facebook n'a pas violé la loi protégeant les données personnelles en autorisant des chercheurs à se livrer à une enquête psychologique sur les utilisateurs du réseau social, à leur insu.