Manuel Valls chaleureusement accueilli aux universités d'été du Medef

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Manuel Valls chaleureusement accueilli aux universités d'été du Medef
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Le Premier ministre a toutefois demandé aux entrepreneurs de respecter leurs engagements.

Les universités d'été du Medef se sont ouvertes dans un contexte très particulier, ce mercredi. Manuel Valls qui prononçait un discours, après avoir été longuement applaudi n'a d'ailleurs pas manqué de le rappeler, avec humour. "Merci de votre accueil, je ne doute pas que cela fera les commentaires", a-t-il ironisé, ajoutant : "personne n'imaginait que cette rencontre se déroulerait dans un tel contexte". Le Premier ministre a une fois encore appelé au rassemblement et à la responsabilité des entreprises. "Je sais qu'il est d'usage d'opposer la gauche au monde de l'entreprise. Mais je crois profondément qu'il faut sortir des jeux de posture", a-t-il expliqué. Expliquer et oser les réformes Lors de son discours d'ouverture, Pierre Gattaz a appelé la nouvelle équipe à "oser les réformes", à condition de "les expliquer pour mieux les faire accepter". "Réformer, c'est d'abord ouvrir des possibilités, y compris pour les fonctionnaires", a-t-il fait valoir. Le patron du Medef a réaffirmé son objectif de créer un million d'emplois sur cinq ans. Pour y parvenir, l'organisation présentera à la mi-septembre une vingtaine de mesures. Elle préconise notamment l'ouverture des commerces le dimanche et le soir pour ceux qui le souhaitent, le développement de la formation professionnelle ou encore la réduction du co�"t du travail. Accords de branche : trop de lenteur Manuel Valls a reconnu qu'il existait un problème sur ce dernier point, d'où les 40 milliards d'euros d'allègements de charges prévus dans le Pacte de responsabilité. Il a toutefois regretté la lenteur des négociations concernant les accords de branche, qui prévoit des contreparties pour les salariés en termes de rémunération, de formation ou encore d'embauches. "Vous devez aller plus vite et plus fort (...) Les pouvoirs publics seront particulièrement attentifs (...) les Français n'accepteraient pas que les dividendes explosent", a prévenu Manuel Valls. Concernant les rigidités de la législation, ces questions seront abordées, notamment pour les seuils sociaux. "La protection des salariés est élevée dans notre pays et ils y sont attachés, ce qui est normal. Des adaptations sont toutefois possibles. Mais c'est à vous de les trouver, et de faire travailler le dialogue social avec les partenaires", a-t-il martelé. Sur la question des déficits, qui a conduit Arnaud Montebourg à quitter son poste de ministre de l'Economie, Manuel Valls a rappelé l'importance, à ses yeux, de les réduire pour les générations futures. "Il ne faut pas se défausser en laissant filer les déficits. Pour autant, ce rythme doit être adapté", au contexte économique. Le ministre des Finances, Michel Sapin a d'ores et déjà fait savoir que, faute de croissance, le déficit dépasserait les 4% cette année. Le pays s'était engagé auprès de la Commission européenne à le ramener à 3,8% fin 2014.