Manifestation mardi à Paris contre les "licenciements boursiers"

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Manifestation mardi à Paris contre les "licenciements boursiers"
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Devant le ministère du Travail...

Les salariés d'une vingtaine de sociétés manifesteront mardi à 14 heures devant le ministère du Travail, pour demander le vote d'une loi contre les "licenciements financiers". Parmi eux, certains employés du groupe Sanofi, qui se déplaceront à l'appel des syndicats CFDT, CGT et Sud. Ces derniers écrivent dans un communiqué que "les Sanofi, ensemble avec les Pilpa, Bigard, Crédit agricole, Faurecia, Fnac, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono... ont décidé de défendre une proposition de loi pour empêcher les licenciements, avant qu'il ne soit trop tard, dans les groupes qui font du profit". Ces "licenciements boursiers" étaient inscrits dans le programme de campagne de François Hollande. "Pour dissuader les licenciements boursiers, nous renchérirons le coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs actions, et nous donnerons aux ouvriers et aux employés qui en sont victimes la possibilité de saisir le tribunal de grande instance dans les cas manifestement contraires à l'intérêt de l'entreprise", peut-on lire dans son 35ème engagement. "Pas exclu d'aller plus loin" Mais le chef de l'Etat ne souhaite pas interdire ces "licenciements boursiers", car la notion est jugée trop imprécise. Interrogée ce lundi sur RMC, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a estimé que l'accord conclu entre les partenaires sociaux le 11 janvier "ouvre la possibilité aux instances représentatives du personnel au sein des entreprises d'être associées beaucoup plus en amont que par le passé à toutes les décisions prises par la direction (...), notamment sur la question des licenciements à venir". Il s'agit à ses yeux, "d'une première étape" mais il n'est pas exclu d'aller plus loin", a explique Najat Vallaud-Belkacem. "Une proposition de loi sera déposée, par les socialistes a priori, sur la question de la reprise de sites rentables pour faire en sorte qu'une entreprise qui souhaite se débarrasser d'un site alors qu'il est rentable mais qui ne souhaite pas le revendre à un concurrent soit très fortement incitée à le faire", a-t-elle expliqué.